Premier poulailler
Par Thierry le lundi, 26 septembre 2011, 18:00 - AMAP - Lien permanent
Au départ, quand nous avons dû construire un plan de développement de l'exploitation - il y a maintenant très très longtemps si nous nous fions à la profusions des événements que nous avons vécus depuis notre changement de vie, à peine 2 ans et demi si nous en croyons le calendrier - nous avons tablé sur la mise en place de 2 productions : le maraîchage et les poulets de chairs.
Comme nous n'avions ni les capacités financières ni les capacités techniques pour espérer acquérir un bien agricole contemporain, j'ai toujours cherché à collecter le plus d'informations possible sur les petits ateliers fermiers. Du coup, j'étais en contact avec la filière des poulets de Bresse - qui fait référence en terme d'élevages avicoles - au moment de notre installation, ce qui me permettait d'imaginer que nous aurions du poulet à vendre pour les fêtes de fin d'année 2009. Comme quoi on peut toujours croire au Père Noël même après la quarantaine.
Dans la vrai vie, c'est au cours de l'été 2010 que nous avons commandé 2 poulaillers pour essayer de respecter nos prévisions de développement. En fait, nous avions déjà fort à faire pour nous occuper de nos chèvres, de nos cultures céréalières et de nos légumes. À l'entrée de la trêve hivernale, pendant laquelle nous avons continué à faire les marchés, nous pensions monter les dits poulaillers.
Las, entre le froid et la boue, nous avions juste réussi à aplanir l'emplacement et à construire les piliers de soutènement d'une des structures à la sortie de l'hiver...

Emportés par le quotidien, et par la construction de la fromagerie, c'est bien des semaines plus tard que nous avons repris le chantier. Profitant d'une paire de bras supplémentaire - essayer d'assembler les fermes métalliques d'un bâtiment à 2 est tout bonnement impossible - nous avons réussi à mettre en place la structure, fermes et toit, avant que les urgences de la ferme - traites, semis, récoltes, ventes - nous accaparent de nouveau.

Pour ne pas abandonner complètement, nous avons décidé, avec des volontaires AMAPiens, de continuer le chantier pendant le premier week-end de septembre. Voilà donc quelques photos de la journée, gaie mais rude, qui a fait progresser notre poulailler et qui nous a mis sur les genoux pour le reste de la semaine (il faut dire que nous n'avons plus beaucoup de réserves).





Il reste encore pas mal à faire (soubassements, pignons, équipements) avant que des poules puissent y trouver refuge, mais sans le dynamisme et l'expérience de nos amis bricoleurs, le bâtiment servirait encore d'abri aux chèvres.
Et même s'il y a fort à parier que nos activités vont nous entraîner à nouveau vers d'autres travaux, nous aurons quand même apporté une nouvelle pierre à l'édifice...