Sous les étoiles
Par Thierry le samedi, 20 août 2011, 18:00 - AMAP - Lien permanent
Depuis, j'apprécie ces moments magiques où, dans la nuit noire, je prends le temps de m’arrêter pour observer le ciel. Être écrasé par la voie Lactée permet de relativiser l'omnipotence de l'Homme et entraine à réfléchir avec humilité...
Inviter les AMAPiens et leurs enfants à venir profiter du spectacle me paraissait tout indiqué et nous avons donc décidé d'organisé un atelier Butine pour la circonstance. La mi-août étant la période où notre ciel offre le plus d'étoiles filantes - suite à la traversé de l'essaim des Perséides par notre belle planète - nous avons arrêté notre choix sur le samedi 13.
Comme il aurait été dommage de ne pas profiter des bras vaillants de nos invités, nous avons pensé ramasser les pommes de terre de garde pour nous éviter un travail toujours assez éreintant (plantation sur 2000m²). Malheureusement, un prédateur à 2 pattes utilisant un 4x4 s'attaqua inopinément à nos tubercules, ce qui nous obligea à prendre des dispositions de sauvegarde qui ne nous facilitèrent pas la tâche mais dont je reparlerai dans un autre article.
Du coup, notre atelier ramassage de pommes de terre se transforma en égrainage de maïs, ce qui permit à chacun d'apprendre quelques mots nouveaux, comme crib ou panouille, mais surtout d'apprécier les bienfaits de la technologie qui évitent bien des ampoules...


Confortablement installés à l'ombre, nous avons donc remplis quelques sacs de grains, qui nous permettrons d'alimenter nos poules et nos chèvres, avant d'enchainer sur une soirée "patates à la braise/étoiles filantes".
Je ne me permettrais pas de parler à la place des AMAPiens mais, pour ma part, cette soirée m'a pris aux tripes ;-D !
Commentaires
Témoignage d'amapiens donc ;-))
Laurence et Thierry, il y a quelques mois, avaient proposé aux Amapiens un atelier ramassage de pommes de terre suivi d’une soirée à la belle étoile.
Mais il n’y a pas que des butineurs sur terre, il y a aussi des parasites ; qui s’octroient le droit de piocher gaiement dans la récolte des autres. Les dites patates furent donc ramassées plus vite que prévues.
Qu’à cela ne tienne, le travail ne manque pas à la ferme !
Nous étions donc conviés en ce samedi 13 Août, à égrener le maïs, qui permet de nourrir chèvres et poules.
Nous avons commencé à la main, à peine inquiets de se dire qu’à ce rythme-là, nous devrions sans doute y passer la nuit !
Lorsque les premières ampoules aux doigts menacèrent d’apparaître et que nous prenions la mesure de ce qu’avaient dû être les veillées de nos ancêtres ☺ ; nos fermiers pensèrent que nous avions gagné le droit à plus de technologie.
Petits et grands furent séduits par cette jolie machine à manivelle et son utilité !
Il s’agit alors de continuer d’effeuiller mais c’est l’outil qui égrène, et nous n’avons pas eu de problème pour trouver des volontaires, que ce soit pour tourner la manivelle ou pour précipiter les épis dans le ventre de la bête.
Ensuite, le feu fut allumé, un grand feu autour duquel nous avons pu nous installer lorsque la nuit est tombée. Nous avons partagé le repas (et autres ti-punch !) dans une très jolie ambiance. Nous avons vu s’éclairer la lune puis les étoiles. Nous avons regardé les petites étincelles s’échapper des flammes pour grimper vers le ciel. Et surtout nous étions ensemble, nous avions travaillé, appris, ri ensemble, nous nous connaissons un peu mieux. En résumé, comme nous nous le sommes dit plusieurs fois pendant la soirée : nous étions bien.
On recommencera ;-))
Edwige