Septembre 2009.

Après les quelques mois de folie nécessaire à la réalisation des dossiers administratifs et à la mise "hors eau et hors air" de la maison d'habitation, nous parvenions à faire la rentrée des classes à La Frette. Le confort était inexistant et la famille n'était pas au complet mais nous étions sur place pour commencer à construire notre nouvel avenir.

Nous sommes donc montés sur le ring avec entrain et des projets plein la tête. Même si notre vécu tempérait nos actions dans l'optique de tenir la distance, nous avons attaqué sur tous les fronts : maison d'habitation, maraichage, élevage, grandes cultures.

Septembre 2010.

Un an après, nous sommes toujours debout, mais dans quel état. Nous nous levons le matin dans l'espoir de faire l'essentiel de l'urgent et nous nous couchons le soir en ayant remis des choses à demain. Heureusement, nous avons préservé l'essentiel : l'unité de notre famille.

Nous pouvons donc nous préparer pour le second round, même si nous devrons remettre certains projets à plus tard, le temps de terminer ceux en cours : bâcher le tunnel, remplacer la chaine de curage, amener l'eau et l'électricité aux étables, récolter et stocker le maïs, faire installer le chauffage central...