Après avoir fait défricher quelques arpents de terres, nous avons vite compris qu'il nous fallait prendre une décision : soit nous persistons à utiliser les services d'une entreprise et, dans ce cas, il faut passer au niveau supérieur - ce qui sous-entend des coûts de l'ordre de 4000€/ha -, soit nous achetons du matériel et nous nous débrouillons nous même.

La seconde solution étant plus dans notre logique, j'ai acheté un broyeur monorotor et un tractopelle.

Première chez nous, le broyeur est neuf. En effet, notre friche est si dense qu'il est impensable de faire passer le tracteur au travers, d'où l'utilisation d'un broyeur réversible pour me permettre de travailler en reculant. L'idée, quand on utilise un outil d'aujourd'hui alors que l'on possède un tracteur des années 70 (58ch quelques peu poussifs), c'est qu'il faut modérer ses ambitions. Malgré l'achat du plus petit modèle, non seulement le poids est limite, ce qui pose des problèmes d'adhérence des roues avant, mais le moteur souffre aussi quand il doit mettre en rotation le rouleau. Heureusement, la mécanique est efficace et j'arrive assez facilement à pénétrer la broussaille.

Reste à gérer les arbres : d'où une bonne tronçonneuse et le tracto. Naturellement, comme pour le tracteur que je n'ai conduit que 10 minutes avant de tomber en panne (désamorçage du circuit de carburant), j'ai embourbé le dit tracto dès que j'ai voulu lui faire faire le tour des bâtiments.

Il va falloir que je m'habitue au terrain et que je repère les zones spongieuses...

Du coup, j'ai attendu les gelés suivantes mais, cette fois, c'est la batterie qui m'a fait défaut ! Et je n'étais pas en possession d'un chargeur capable d'alimenter une batterie aussi puissante (135ah).

À la tentative suivante, je me suis assez vite aperçu que de tirer sur toutes les manettes secouait énormément l'engin et lui donnait des inclinaisons qui ne m'inspiraient guère. J'ai donc opté pour la prudence et remis l'extraction à plus tard, me contentant d'avoir éclaté un tuyau du circuit hydraulique ...

Il aura donc fallu le passage de Catherine et d'Éric pour que ce dernier, au bout d'une heure et demi d'un combat acharné, arrive à nous déposer le tractopelle sur la terre ferme (en fait, une aire en béton).

Il ne me reste plus, maintenant, qu'à colmater la fuite d'huile du pont (la trappe de vidange n'a pas du apprécier qu'on la prenne pour un soc de charrue), refaire le plein d'huile, et je pourrais enfin m'entrainer au dessouchage !