Post-labours
Par Thierry le samedi, 26 décembre 2009, 18:00 - Maraîchage - Lien permanent
2 mois après mes premiers labours, que c'est-il passé du côté de notre installation maraîchère ?
En faite, pas grand chose de visible. Dans la foulée des labours, nous avons démonté et ramené le second tunnel mais il nous a fallut nous consacrer à l'évacuation de notre ancienne propriété [C'est une page qui se tourne...], ce qui nous a pris plusieurs semaines. Entre 2 trajets, nous avons quand même réussi à trouver un tractopelle d'occasion et à acheter une débroussailleuse pour le tracteur.
Je n'ai cependant pas eu le temps de les utiliser avant l'arrivée des chèvres [Charlie Chaussette et Cie], qui nous ont obligé à un minimum de préparations pour les accueillir. Ensuite, j'ai profité d'un ressuyage temporaire des terres (les températures de fin d'année sont clémentes mais elles s'accompagnent de beaucoup de pluie) pour les retravailler avant le montage des tunnels.
L'idée était d'obtenir une surface un peu plus plane que la succession de tranchés laissé par les socs de charrue (et les pneus étroits du tracteur !). J'ai donc passé la herse puis les disques et nous avons attaqué le remontage du premier tunnel, qui tient tout juste dans le maigre espace que nous avons gagné sur la friche. Les arceaux se dressent maintenant fièrement au milieu de nos 40 ares (4000m²) mais vont devoir attendre que nous achetions le reste du petit matériel (fils métalliques de maintien, tirefond, films). Ce qui risque de prendre un certain temps car il va nous falloir encore faire un dossier si nous voulons bénéficier d'un prêt...
L'hiver se profilant sérieusement, j'essaye de regrouper l'activité "recherche de bois de chauffage" avec celle de "défrichage". Dans mon esprit, il serait en effet dommage d'être obligé d'acheter du bois alors que nos parcelles en sont recouvertes. Malheureusement, le bois de chauffage doit avoir séché au moins une saison avant d'être brulé, ce qui m'oblige à me tourner vers les arbres morts. Défrichage du voisinage du tronc, tronçonnage, fendage, débardage, sont donc au programme dès que le temps est clément.
La morte saison est aussi synonyme de propositions de réunions d'information de la part des acteurs de la filière maraîchère. Filière balbutiante pour le moins, le maraîchage n'étant pas une activité très développée dans notre région. Heureusement, l'engouement pour le bio incite même la Chambre d'Agriculture à s'intéresser aux petits exploitants que nous sommes, ce qui nous permettra peut-être de bénéficier de conseils techniques dans notre domaine.
En attendant, le SEDARB (Service d'Eco-Développement Agrobiologique et Rural de Bourgogne), instance locale mise en place par les GAB (Groupements d'Agriculteurs Biologiques) [voir Réseau bio en Bourgogne], s'étoffe et essaye de répondre aux besoins si spécifique de ce mode d'agriculture. Espérons que, parallèlement à la structuration des services "salariés", un réseau d'échange entre fermier se mettra en place...