En dehors de l'hectare (et quelques) de prairie qui était déjà là à notre arrivée, nous possédons 2 autres parcelles qui ne sont pas recouvertes de bois et que je me suis bien sûr évertué à mettre en culture.
La plus grande, d'environ 90 ares (9000m²), a été coupé en 2 : sur une grosse partie (60 ares), j'ai planté de la féverole (voir Il faut toujours un début) et j'ai réservé le reste pour les pommes de terre (voir Petits bonheurs familiaux). L'autre parcelle, d'une soixantaine d'ares, a été réservé au maïs (culture traditionnelle de la Bresse bourguignogne) que j'ai semé fin avril mais sans prendre le temps d'écrire un article...
Les féveroles, destinées à l'alimentation de nos chèvres et de nos futurs poulets, ont été récolté à la moissoneuse fin juillet, grâce à la gentillesse d'un voisin (merci Philippe) qui a bien voulu pourvoir au désistement de l'agriculteur avec lequel je m'étais entendu en début de saison. Bien que je me sois démené quelque peu contre une invasion de pucerons, que ces végétaux attirent régulièrement, la culture semblait prometteuse. Pourtant, le rendement a été déplorable sans que je sache vraiment pourquoi.
Au niveau des pommes de terre, il semble reconnu que l'année n'a pas été propice (mauvais temps pendant la période de floraison). Chez nous, le rendement n'a effectivement pas été celui attendu mais la récolte ne s'est pas particulièrement bien passée. Il faut dire que le matériel que j'ai utilisé pour sortir les pommes de terre n'était pas adapté à l'écartement de mes rangs, ce qui a entrainé pas mal de pertes. Espérons que notre chambre froide nous permettra de les conserver dans de bonnes conditions.
Reste le maïs, qui m'a beaucoup moins déçu au niveau des quantités récoltés. Je ne suis qu'au 2/3 de la moyenne, mais ce n'est pas si mal compte tenu de l'irrégularité de mes semis (mon semoir d'occasion lache les graines un peu quand il veut, et pas toujours une par une). Ma seconde source de satisfaction provient du fait que j'ai réussi à réaliser la récolte seul en utilisant un corn picker (merci Yves pour m'avoir trouvé ce matériel).

En effet, de nos jours, la récolte du maïs s'effectue avec des moissoneuses qui égrènent directement le grain. Souhaitant conserver la pratique du séchoir, il me fallait m'équiper en conséquence, ce qui s'est fait encore et toujours dans l'urgence, le temps nous faisant encore et toujours défaut. Yves et moi avons récupéré le matériel le dimanche 19 septembre et j'ai récolté le 20. C'est relativement tôt pour la région mais mon maïs n'ayant pas reçu d'engrais, il est arrivé à maturité avant ses voisins. Et comme la récolte en panouille ne doit pas se faire avec un épis trop mûr, qui risque de s'égréner pendant l'effeuillage, le temps pressait.
Du coup, je me suis retrouvé avec du maïs plein ma remorque mais sans séchoir ! Heureusement, Jean-Christophe nous a gentiment fait don d'un petit séchoir qu'il nous a même livré mardi dernier.

Et il était temps, car les épis profitent de l'humidité et de la chaleur de la remorque pour commencer à germer.
Une fois le marché du mercredi terminé, le transfert des 15 quintaux (1,5T) de la remorque au séchoir est donc devenu notre priorité. Pour quelques heures...


















malmener par tout le monde. Enak est chétive et ne s'est jamais intégrée au troupeau.







