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jeudi, 7 octobre 2010

Récoltes 2010

En dehors de l'hectare (et quelques) de prairie qui était déjà là à notre arrivée, nous possédons 2 autres parcelles qui ne sont pas recouvertes de bois et que je me suis bien sûr évertué à mettre en culture.

La plus grande, d'environ 90 ares (9000m²), a été coupé en 2 : sur une grosse partie (60 ares), j'ai planté de la féverole (voir Il faut toujours un début) et j'ai réservé le reste pour les pommes de terre (voir Petits bonheurs familiaux). L'autre parcelle, d'une soixantaine d'ares, a été réservé au maïs (culture traditionnelle de la Bresse bourguignogne) que j'ai semé fin avril mais sans prendre le temps d'écrire un article...

Les féveroles, destinées à l'alimentation de nos chèvres et de nos futurs poulets, ont été récolté à la moissoneuse fin juillet, grâce à la gentillesse d'un voisin (merci Philippe) qui a bien voulu pourvoir au désistement de l'agriculteur avec lequel je m'étais entendu en début de saison. Bien que je me sois démené quelque peu contre une invasion de pucerons, que ces végétaux attirent régulièrement, la culture semblait prometteuse. Pourtant, le rendement a été déplorable sans que je sache vraiment pourquoi.

Au niveau des pommes de terre, il semble reconnu que l'année n'a pas été propice (mauvais temps pendant la période de floraison). Chez nous, le rendement n'a effectivement pas été celui attendu mais la récolte ne s'est pas particulièrement bien passée. Il faut dire que le matériel que j'ai utilisé pour sortir les pommes de terre n'était pas adapté à l'écartement de mes rangs, ce qui a entrainé pas mal de pertes. Espérons que notre chambre froide nous permettra de les conserver dans de bonnes conditions.

Reste le maïs, qui m'a beaucoup moins déçu au niveau des quantités récoltés. Je ne suis qu'au 2/3 de la moyenne, mais ce n'est pas si mal compte tenu de l'irrégularité de mes semis (mon semoir d'occasion lache les graines un peu quand il veut, et pas toujours une par une). Ma seconde source de satisfaction provient du fait que j'ai réussi à réaliser la récolte seul en utilisant un corn picker (merci Yves pour m'avoir trouvé ce matériel).

En effet, de nos jours, la récolte du maïs s'effectue avec des moissoneuses qui égrènent directement le grain. Souhaitant conserver la pratique du séchoir, il me fallait m'équiper en conséquence, ce qui s'est fait encore et toujours dans l'urgence, le temps nous faisant encore et toujours défaut. Yves et moi avons récupéré le matériel le dimanche 19 septembre et j'ai récolté le 20. C'est relativement tôt pour la région mais mon maïs n'ayant pas reçu d'engrais, il est arrivé à maturité avant ses voisins. Et comme la récolte en panouille ne doit pas se faire avec un épis trop mûr, qui risque de s'égréner pendant l'effeuillage, le temps pressait.

Du coup, je me suis retrouvé avec du maïs plein ma remorque mais sans séchoir ! Heureusement, Jean-Christophe nous a gentiment fait don d'un petit séchoir qu'il nous a même livré mardi dernier.

Et il était temps, car les épis profitent de l'humidité et de la chaleur de la remorque pour commencer à germer.

Une fois le marché du mercredi terminé, le transfert des 15 quintaux (1,5T) de la remorque au séchoir est donc devenu notre priorité. Pour quelques heures...

samedi, 18 septembre 2010

Second marché

Après plus de deux mois sur le marché de Tournus, il nous a bien fallut nous rendre à l'évidence : nous ne trouvons pas notre public.

A l'évidence, nous avons certainement encore pas mal de progrès à faire au niveau de la vente, en proposant plus de produits de bases (nous avons eu quelques déboires avec nos salades) et de plus grandes quantités (il est vrai que les fins de séries ne sont jamais très vendeuses), mais une constation s'impose : malgré des prix équivalents, voir inférieurs, à ceux proposés par les autres vendeurs de légumes (et oui, les légumes bio en vente directe ne sont pas plus chers que ceux proposés par les revendeurs traditionnels), notre clientèle ne progresse pas...

De la même manière, notre offre de vente par paniers ne rencontre pas un franc succès : quelques voisins sont venus une fois ou deux, mais les potagers sont nombreux et il paraitrait que tout le monde cultive comme les bio ! Du coup, il nous faut chercher d'autres débouchés si nous voulons survivre plus que quelques mois à notre reconversion, surtout que, si nous sommes bien les seuls maraîchers bio du marché, nos futurs productions (poulets, oeufs, fromages de chèvre) sont déjà largement représentées chez nos voisins d'étales.

Nous voilà donc obligé d'élargir notre rayon de vente (qui va donc atteindre les 30 km) et de nous tourner vers Chalon sur Saône pour partir en quête d'un public soucieux de préserver sa santé et celle des autres.

Heureusement, Chalon est largement pourvu en terme de marchés et en propose 3 dédiés à l'alimentaire. Ceux de fin de semaine sont évidement très courus, mais puisque nous sommes déjà pris le samedi à Tournus, nous optons pour celui du mercredi matin qui nous permettra d'étaler nos récoltes.

Le 25 août, nous voilà de nouveau en quête du placier pour la traditionnelle scéance matinale mais, ici, l'installation est plus aisée car les accès sont dégagées et la place de l'Hotel de ville n'est encore pas saturée de marchands. Par contre, nous sommes les quatrièmes producteurs de fruits et légumes bio ! Il en viendra même un cinquième au cours du mois de septembre, à croire que nous ne sommes pas les seuls à chercher des débouchés...

Mais les points important sont qu'il n'y a pas de vendeurs de volailles bio et que les oeufs sont rares. Pour les fromages, il ne faut pas réver, la concurence est déjà là mais comment imaginer un marché alimentaire sans fruits et légumes et sans fromages ?

Cerise sur le gateau, la clientèle est beaucoup plus réceptive aux arguments sanitaires de nos modes de production et nous laisse espérer un potentiel de progression plus important qu'à Tournus. Nous sommes naturellement toujours à la recherche de consom'acteurs qui souhaiteraient devenir nos partenaires dans notre projet de ferme écologique mais nous n'avons encore pas rencontré de représentants d'une telle communauté. Peut-être nous faudra-t-il être acteur dans cette constitution, même si cela ne nous enchante pas beaucoup : en premier lieu parce que nous avons toujours aussi peu de temps, mais surtout parce qu'il sera difficile de faire abstraction de la notion commerciale si nous sommes trop impliqués dans le processus...

Après quelques semaines passées à vendre sur les 2 marchés, nous avons été rattrapé par quelques chantiers en cours, à savoir la récolte du maïs (pour lequel je n'ai encore ni corn picker, ni séchoir), les semis d'automne (trouver les semences bio, préparer la terre et semer, en fonction de la météo) et l'installation du chauffage central (qui nécessite de faire traverser la cour à l'eau et à l'électricité, et de libérer les zones de travail des différents intervenants). Après notre rush sur le ramassage des pommes de terre qui nous a aussi pas mal éloigné de notre jardin, il faut avouer que notre zone maraîchère commence à manquer de soins.

Du coup, pour essayer de finir la saison tout en préservant nos travaux antérieurs, nous avons pris la décision de suspendre notre marché de Tournus. Evidemment, nous risquons de ne pas retrouver notre place au printemps prochain, mais il est grand temps d'arrêter de courir en tout sens et de finaliser ce qui doit l'être avant l'hiver...

mercredi, 1 septembre 2010

Fin du 1er round

Septembre 2009.

Après les quelques mois de folie nécessaire à la réalisation des dossiers administratifs et à la mise "hors eau et hors air" de la maison d'habitation, nous parvenions à faire la rentrée des classes à La Frette. Le confort était inexistant et la famille n'était pas au complet mais nous étions sur place pour commencer à construire notre nouvel avenir.

Nous sommes donc montés sur le ring avec entrain et des projets plein la tête. Même si notre vécu tempérait nos actions dans l'optique de tenir la distance, nous avons attaqué sur tous les fronts : maison d'habitation, maraichage, élevage, grandes cultures.

Septembre 2010.

Un an après, nous sommes toujours debout, mais dans quel état. Nous nous levons le matin dans l'espoir de faire l'essentiel de l'urgent et nous nous couchons le soir en ayant remis des choses à demain. Heureusement, nous avons préservé l'essentiel : l'unité de notre famille.

Nous pouvons donc nous préparer pour le second round, même si nous devrons remettre certains projets à plus tard, le temps de terminer ceux en cours : bâcher le tunnel, remplacer la chaine de curage, amener l'eau et l'électricité aux étables, récolter et stocker le maïs, faire installer le chauffage central...

mercredi, 25 août 2010

Encore souffrante.

Diva est malade. Je l'emmène chez le vétérinaire. Ce n'est pas très professionnel (même pas professionnel du tout!!) , mais il faudra encore du temps pour que l'émotionnel ne prenne pas le dessus sur le raisonnable.

Heureusement Maos veille sur elle en attendant le départ.

Séance chez le vétérinaire assez longue. Le diagnostique est difficile.
D'après les symptômes et les résultats des analyses en laboratoire, il semble que l'affaiblissement , la forte anémie de Diva soient dues à une variété de strongles (parasite interne) très agressive et résistante au traitement que j'ai donné à tout le monde.
Diva a droit à un nouveau traitement par injection intramusculaire, mais le véto ne me cache pas que son état laisse peu d'espoir de guérison.
Effectivement, en rentrant, Diva est complètement apathique. Incapable de se nourrir ou de boire, je la nourri avec une pâtée de céréales et un hachis de feuilles qu'elle avale avec difficulté, et je tente une réhydratation avec du café fort sucré. (le café ou thé fort sucré est donné aux chèvres très affaiblies après la mise bas, par exemple).

J'ai des doutes sur le fait qu'elle s'en sorte.

MARDI 24 AOUT.....

Ce matin, Diva va mieux. Re café sucré, re bouillie de céréales, mais cette fois, elle mange et boit seule, mâchouille un peu de foin....

Sans être trop optimiste, car il faut remettre en route le machine compliquée que sont les "estomacs" des ruminants, j'ai plus d'espoir de la sauver qu'hier!

. . . A suivre . . . 

Ce soir, Diva ne va pas trop mal. Elle ne tient toujours pas debout. Je l'ai vue ruminer.

MERCREDI 25 AOUT

Diva est morte cette nuit. J'en suis vraiment navrée.

mardi, 24 août 2010

Bientôt des poussins ?????

La poule noire a disparu!

Bon, elle a la manie de se cacher pour couver. Alors il arrive qu'elle ne soit pas au poulailler tous les soirs quand on va fermer la porte. C'est assez gênant, car il peut y avoir des prédateurs comme les renards. Cette fois, elle  disparait trois jours: plutôt inquiétant.
Et puis, la revoilà!
Et puis redisparait...
Bref, cette fois sa cachette est bonne.

Enfin, Thierry a trouvé son repaire, derrière une des grosses bottes de foin.

Le problème, c'est que nous ne savons pas si le coq a fait son "travail" et donc si les œufs sont fécondés. Pour le savoir, il faut mirer les œufs, c'est à dire regarder par transparence, en placant l' œuf devant une ampoule, s'il est plein.
Mais notre poulette ne quitte pas le nid et ne souhaitant pas la déranger, nous aurons la réponse dans une quinzaine de jours. (quatre semaine depuis le début de la couvaison).

lundi, 23 août 2010

Enfin des fraises

Les premières fraises sont mûres!

Les stolons plantés en juin ont l'air de bien aimer le terrain et les plants sont désormais bien beaux. La variété cijosée est une variété remontante, c'est à dire qu'elle produit deux fois dans l'année. Voici sa première production:

 

La prochaine récolte sera réservée à nos abonnés paniers.....

Autre fruit délicieux, produit en petite quantité: les physalis (encore appellées cerises de terre ou amours en cage).

J'espère en avoir beaucoup plus l'année prochaine, pour en faire profiter nos habitués.

mardi, 17 août 2010

JSL

On parle de nous dans le journal de Saône et Loire.

L'article nous plait bien, le journaliste qui s'est interressé à notre cas a traduit assez fidèlement notre échange.


lundi, 16 août 2010

Quoi de neuf?

Tous les jours, je me dis que les journées sont trop courtes pour tout ce qu'il y a à faire, mais bon, je suis contente tout de même, quand elles se terminent.

Je dois m'obliger des "pauses" pour ordonner un peu la paperasse, rencontrer le comptable et ne pas oublier de factures...mais le temps me rattrape. Alors, je reporte sans cesse à plus tard le moment d'écrire un article sur les événements de la ferme. 

Nos semaines sont désormais ponctuées de cueillettes, désherbage et marché.

Depuis le mois de juillet, nous avons eu pas mal de visites amicales et familiales, cela nous a permis de lever un peu le pied (mais pas trop) et de faire le point sur le chemin parcouru et celui qui reste à faire.

Je dois avouer que je suis souvent découragée ces temps ci, mais cela s'explique surtout par la fatigue accumulée et tout est tellement long à mettre en place que pour une impatiente comme moi, c'est dur!

Je pense que l'événement principal pour ce mois de juillet a été l'installation de la chambre froide.  Élément indispensable et gros budget que j'avais complètement oublié dans le montage du projet!
Nous l'avons faite installer dans le hangars pour des raisons de facilité d'accès et de chargement après avoir coulé une dalle en béton pour avoir une surface horizontale (avec l'aide de mon papa) . Nous avons travaillé le soir pour fuir la chaleur, mais avons du finir le lendemain. Le frigoriste, qui espérait une surface plus lisse et une horizontalité plus parfaite, a du se contenter de notre imparfaite structure.

Restait à amener l'électricité jusque là. C'est chose faite, avec une ligne temporaire mais sécurisée. Afin d'avoir une surface lisse plus facile à entretenir, nous avons fait un ragréage.
Actuellement, nous nous levons toujours de bonne heure pour cueillir les derniers légumes, qui arrivent sur le marché on ne peut plus frais (salades, côtes de blettes, carottes), mais nous pouvons stocker dans de bonnes conditions, les pommes de terres, haricots verts...qui demandent à être cueillis plus souvent.

Autre événement important: la récolte des féveroles. Il était prévu qu'un agriculteur passe avec sa moissonneuse sur notre parcelle après avoir fait ses récoltes de blé. Mais cette année, la féverole est arrivée à maturité en même temps que le blé, du coup, il a été nécessaire de trouver un autre intervenant. Finalement, les fèves étaient bien sèches au moment du ramassage.

La déception vient du rendement: 12qx/ha, ce qui fait assez peu. Le côté positif, c'est que nous n'avons pas eu de problème de place pour le stockage!

  

Le 30 juillet les poulaillers sont arrivés, en kit...Nous avons encore fait appel à notre voisin Éric pour le déchargement.

Nous ne savons pas quand nous aurons le temps de creuser les fondations, mais il faut de toutes façon que l'on s'occupe des permis de construire avant d'installer les poulaillers et j'ai bien du mal à me mettre à un bureau.

Et les chèvres nous occupent toujours autant. Nous avons une petite nouvelle: Fidji, qui s'est bien intégrée au groupe des petites.

Les chevrettes ne grandissent pas assez, elles ont été perturbées par des parasites (strongles intestinaux). Il n'y en pas beaucoup qui seront prêtes pour la période de reproduction.
Les mères ont été aussi atteintes et ont maigri, avec une baisse phénoménale de la production de lait.
Comme , en plus, elles ne se contentent plus de leur hectare de bois, mais trouvent plus sympa de manger l'herbe du voisin, les voilà confinées à la chèvrerie jusqu'à ce que nous ayons le temps de refaire des clôtures.

vendredi, 30 juillet 2010

Premier marché

Début juin, nous avons estimé que nous commencions à avoir suffisamment de légumes pour démarrer notre activité de vente.

En prévision de ce moment, nous avions fait l'acquisition d'une balance électronique poids/prix ("reconnu conforme" par l'administration), mais notre équipement de vente s'arrêtait là. De la même manière, nous n'avions pas encore statué sur le choix de notre lieu de vente. Le micro-marché (moins de 10 étals) ayant lieu sur la commune de Simandre (à 5 km de chez nous), nous semblait parfaitement adapté pour notre baptême du feu : la place est gratuite et il suffit de prévenir la mairie la veille.

Lundi 7, notre jardin nous proposait des salades qui commençaient à s'étoffer, quelques bottes de radis et carottes primeurs, ainsi que des épinards. Pas grand chose mais il fallait bien commencer à se faire connaître. Malheureusement, le mauvais temps du mardi nous fait hésiter et quand nous téléphonons l'après-midi, la mairie est fermée. Du coup, nous nous orientons sur le marché de Tournus.

Même s'il n'est pas comparable à Louhans, une référence dans la région, le marché de Tournus ne joue pas dans la même catégorie que celui de Simandre, d'où une augmentation soudaine de notre nervosité. Renseignements pris, nous devons nous rendre sur place à 7h45 pour que le placier nous trouve 1 ou 2 mètres de disponible entre 2 stands*...

Nous voilà donc partis avec deux tréteaux et quelques planches, des cagettes en bois récupérées et nos quelques légumes fraichement cueillis du matin (les jours de marché, nous sommes dans notre potager dès que la luminosité le permet, soit à environ 5h30 à l'époque). Nous garons notre utilitaire au petit bonheur la chance et nous rejoignons la petite troupe des journaliers qui vont essayer de se faire attribuer pour la matinée un emplacement pas trop étriqué.

La distribution des places restantes se fait dans une ambiance particulière - pas spécialement agréable - et nous nous retrouvons coincé entre 2 vendeurs de légumes à côté desquels nous frisons le ridicule. Heureusement, notre petit panneau "AB" nous soutient...

Pour essayer de rentabiliser notre attente, je laisse à Laurence le plaisir de la vente et me réserve la joie d'aller disposer nos petits tracts publicitaires sur les véhicules garés aux alentours.

Contrairement à nos espoirs, et malgré des stocks modestes, nos 4 heures de ventes ne nous permettent pas d'écouler toute notre marchandise et nous devons remporter la grande majorité de nos légumes (pour tout dire, nous avons fait un vingtaine d'euros de recette, ce qui correspond à la vente d'une vingtaine de salades).

Heureusement, nous avons quand même eu le plaisir de collecter 2 demandes de paniers. Qui plus est, une vendeuse de volaille bio - Sylvie - est venue nous proposer de nous installer à côté d'elle la prochaine fois, histoire d'être en bonne compagnie et de profiter d'un meilleur emplacement.

C'est ce que nous avons fait et continuons à faire - avec l'accord explicite du placier - d'où des samedi matin beaucoup plus détendus. Et nous commençons même à avoir nos habitués...

* Les places réservées du marché sont attribuées à l'année, au mois de janvier. Ensuite, il faut subir chaque semaine le petit cérémonial de la distribution des "restes", ce qui vous oblige à vous installer après les autres, d'où un déchargement beaucoup plus laborieux, et perte de repère pour votre clientèle...

lundi, 19 juillet 2010

Hérisson

Hier, nous avons trouvé 2 jeunes hérissons dans notre potager et cela m'a fait penser au "hérisson débonnaire" d'une poésie que j'ai écrite il y a déjà quelques années...

"Raconte-moi encore, Papa." - publié le 22/09/04 sur Vie Rurale

Raconte-moi encore, Papa,
Comment c'était en ce temps là,
Où les fleurs étaient si variées,
Que la Terre en était chamarrée,
Où l'herbe recouvrait le sol,
Doux tapis pour vos farandoles,
De son beau manteau vert,
Qui ne disparaissait qu'en hiver.

Raconte-moi encore, Papa,
Comment c'était en ce temps là,
Où les oiseaux venaient chaparder,
Les miettes que vous leur lanciez,
Où le hérisson débonnaire,
Faisait le tour du propriétaire,
Profitant de la fraîcheur du soir,
Qui lui donnait la rosée à boire.

Raconte-moi encore, Papa,
Comment c'était en ce temps là,
Où le gris disparaissait avec la nuit,
Sans ressurgir avec la pluie,
Où les saisons étaient quatre,
Vous réunissant devant l'âtre,
Le temps des cadeaux,
Avant de redevenir beau.

Raconte-moi encore, Papa,
Comment c'était en ce temps là,
Où la vie était si facile,
Que vous l'avez rendu fragile,
Où les enfants pouvaient sortir,
Sans peur de ne pas revenir.
Maintenant, je sais que j'aurai toujours faim,
Mais dit moi, Papa, que ce n'est pas la fin.

mercredi, 7 juillet 2010

La fenaison.

La fenaison est le fauchage et la récolte de foins.

Pour nous, cette première fenaison a été assez laborieuse. La première difficulté a été de trouver le matériel nécessaire.

Nous avons donc épluché les petites annonces, nous nous sommes déplacés pour voir du matériel ancien, à notre dimension, et dont plus personne ne veut, mais qui parfois se vend encore un bon prix!

Finalement, nous avons investi dans un presse basse densité des années 70.

Restaient à trouver, faucheuse, faneuse, andaineuse.

En fin de compte, le voisinage nous a été d'un grand secours.

Prêt de la faucheuse (merci Christian) et petite séance de démonstration (merci Jean-Yves):

Prêt de la faneuse (merci Yves), qui sert a retourner le foin pour qu'il sèche bien:

Prêt de l'andaineuse (remerci Yves): pour faire des tas de foin en longueur, qui seront ramassés par la presse.

Et enfin, utilisation de notre petite presse, qui n'a jamais voulu lâcher les nœuds et est restée inutilisable ce soir là, malgré la bonne volonté et les compétences de notre mécano préféré!

Pour finir, un autre voisin, de passage ce soir là vers 21h, découvrant notre problème, propose d'aller le soir même botteler notre foin. Un peu gênés de le faire travailler si tard, mais soulagés, nous avons accepté (merci Daniel).

Nous voici donc le lendemain, avec 13 belles bottes rondes de 200 kilos.

Le mécano revient et fini par faire fonctionner la presse, que nous allons aussitôt utiliser sur une petite partie de la parcelle  qui n'a pas été ramassée la veille: 300 bottes de 4-5 kilos. 

Reste maintenant, à ramener toutes ces bottes jusqu'au hangars.

Là encore, un coup de main du voisinage (merci Eric) s'est avéré très utile pour charger les grosses bottes sur la remorque.

Et voilà....encore 4 voyages avec les enfants pour charger les petites bottes et les biques et l' âne sont à l'abri de la disette pour cet hiver.


dimanche, 20 juin 2010

...Un plus petit que soi....

Dans un troupeau, il se crée un hiérarchie.

En général, quand je donne à manger aux chèvres, et qu'elles ne sont pas en cornadis, les plus dominantes mangent en premier et ne se gênent pas pour donner des coups aux autres.

Même en forêt , on peut voir qui commande: les autres la surveillent et s'écartent de son chemin.

D'après mes observations, Monsieur Charly est le chef suprême. Chez les filles, Chaussette est la plus hégémonique. Nefer et Ikaré suivent. Aude et Bella se font remettre à leur place, même par leurs mères!

La pauvre Enak, se fait malmener par tout le monde. Enak est chétive et ne s'est jamais intégrée au troupeau.

Quand j'ai ramené les petites Café, Diva et Enda, je craignais qu'elles ne soient un peu trop chahutées.

Aude et Bella défendent leur territoire, sont un peu jalouses des caresses, mais les ignorent la plupart du temps.

Par contre, Enak a enfin trouvé de quoi assouvir sa dominance....en frappant les plus petites! Quelque part , c'est normal, mais , avec mes sentiments humains, je pensais qu'elle serait protectrice envers les plus petites. Finalement, les cadettes ont vite appris à se faufiler pour échapper aux aînées.

Le troupeau devient petit à petit plus homogène.

Nous avons bien avancé l'installation de la barrière qui doit séparer la partie élevage de la partie maraîchage: piquets d'acacia et "croutes" récupérées dans une scierie voisine. Le résultat est sympa, mais nous complétons par une clôture électrique.

samedi, 19 juin 2010

Les premières volailles

Nous les avons achetées il y a déjà 3 semaines. Nous avons en choisi une rousse, une noire, une grise, essentiellement sur des critères esthétiques! Ce n'est pas très pro, mais bon...

En blanc, ce sont deux petits coqs. Cela  devrait faire de jolis mélanges.

Nous avons eu nos premiers oeufs et au rhytme d'un par jour, nous n'allons pas encore couvrir nos besoins personnels.

Il faut avouer que l'urgence d'avoir des poules tenait surtout à la nécessité de faire cohabiter le chien avec des volailles, sans qu'il ne tente de "jouer" avec. Elles se promènent donc en liberté dans la cour. Un des coqs a perdu quelques plumes le lendemain de son arrivée, mais s'en est bien remis...
Notre Maos, un border collie acheté pour nous aider à rassembler les chèvres (nous- enfin je- souhaitons avoir à terme, une vingtaine de chèvres ), a une facheuse inclination à vouloir jouer un peu trop fort avec tout ce qui passe sous son nez, dont les chats, les chèvres et les poules du voisin auxquelles il va rendre visite sans permission.

Il ne lui a pas fallu trop de temps pour apprendre à les regarder passer sans réagir, même si de temps en temps, il a un peu de mal à résister.

Donc, nous sommes heureux de savoir qu'ilne devrait pas s'en prendre à nos poules quand il y en aura des lots de 300!

dimanche, 13 juin 2010

Traitements bio

Il est tellement fréquent, quand on discute des particularités de la bio, que notre interlocuteur s'interroge sur notre façon de travailler sans traitements, que cela mérite bien un petit billet.

Car nous avons tout à fait le droit de traiter nos cultures ! Mais pas avec n'importe quoi...

Effectivement, l'idée forte de l'agriculture biologique est de s'interdire l'utilisation des produits chimiques de synthèse, pour éviter les effets nocifs de ceux-ci (principalement leur rémanence, qui les amène à s'accumuler dans les sols mais aussi dans les organismes). Néanmoins, nous pouvons employer tout ce qui est "naturel", autrement dit, "que l'on trouve en l'état dans la terre, dans le sol, que l'on obtient directement à partir des végétaux ou des animaux; qui n'est pas le résultat d'un traitement industriel".

Pour vous mettre en situation, cela revient à refuser la pharmacopée actuelle pour ne se soigner qu'avec les remèdes d'antan. Assurément, certains ne manquerons pas de souligner - avec raisons, d'ailleurs - qu'il y a bien des cas où le pari est risqué. C'est pourquoi, comme lorsque l'on vous conseille de manger sain, équilibré et de faire du sport pour rester en bonne santé, il est recommandé à l'agriculteur bio de conduire son domaine d'une manière globale, pour chercher à conserver l'équilibre entre la terre, la faune, la flore et les plantes cultivées

Mais revenons aux traitements proprement dit et passons en revue les différentes familles...

Du côté des herbicides (mauvaises herbes), c'est quasiment le désert. On peut peut-être s'orienter vers des solutions acides, comme le vinaigre ou le purin d'ortie très macéré, mais je pense qu'il est beaucoup plus efficace de se concentrer sur les actions mécaniques (labour, piochage, désherbage, paillage) ou thermique (solarisation, brulage).

Pour les fongicides (champignons) et les bactéricides (bactéries), il y a biensûr les remèdes de grand-mère à base de plantes (que je n'ai encore pas pris le temps de tester) mais il est certainement plus efficace d'utiliser du cuivre, comme la bouillie bordelaise (il faut quand même préciser que nous sommes limité à 5kg de cuivre par hectare et par an).

Reste les insecticides. Là aussi il y a le purin d'ortie, que j'ai essayé d'utiliser contre les pucerons (la féverole attire énormément ces petites bêtes), mais sans grand succès. La difficulté réside dans la macération des dites orties, qui dépend de leur concentration, de la durée et de la température. Et comme vous n'obtenez de toute manière pas une mixture qui va éradiquer définitivement ces saletés de bestioles, il n'est pas facile de ce faire un jugement...

Du coup, j'ai acheté une solution toute faite (soit disant à base de consoude et de prêle, mais je n'en sais pas plus sur le contenu, à part qu'il est utilisable en agriculture biologique) histoire de me rassurer (surtout que j'ai quand même 6000m² de féveroles) mais le résultat n'est toujours pas probant. L'invasion s'étend doucement malgré mes traitements répétés - il faut dire qu'il pleut régulièrement - mais sans trop de dommages pour l'instant.

Il me reste à espérer que mes efforts ne seront pas vain et que la récolte permettra de nourrir les poulets. L'an prochain, en plus de déplacer la culture, j'essayerai de planter à proximité de la phacélie, plante réputée pour attirer les prédateurs des pucerons...

dimanche, 30 mai 2010

Les nouvelles

Nous sommes allés les chercher dans un élevage proche de chez nous.

La plus agée est née dans les même temps que Aude et Bella; Elle a la même stature qu'elles (18 kg), mais ne s'impose pas encore. Nous l'appellons Café.

Les deux autres sont plus jeunes et ne pèsent que 8 et 9 kg.

J'espère qu'elles vont bien pousser, car elles doivent faire 35kg avant de pouvoir porter.

Enak a été gestante alors qu'elle n'avait pas fini sa croissance et a bien du mal a rattrapper son retard (alors qu'elle ne donne plus de lait)

Voici Diva (elle "chante" beaucoup et possède un joli coffre! surtout à l'heure du biberon)

Et pour finir: Enda, la plus frêle,

Les trois nouvelles découvrent le plein air, le soleil et les cabrioles avec bonheur et dégustent leurs premièrs brins de verdure.

Question élevage, le rythme des repas a changé pour elles: d 'un repas matin et soir, nous sommes passés à 5 biberons (300/350ml pour les plus petites, moins pour la grande) repartis sur la journée. Ceci me permet de mieux contrôler ce que chacune mange, d'éviter les abus qui ballonnent.

Aude et Bella continuent de têter leurs mères plusieurs fois par jour alors que la norme voudrait qu'elles soient sevrées et qu'elles consomment des aliments standardisés industriels (ou au mieux des céréales non transformées).

Je sépare les petites des mêres le soir, au retour du pré, pour avoir du lait le matin, mais le soir, il ne faut pas compter dessus....Je laisse un peu faire la nature.

Bien sûr question rentabilité, il y a certainement à revoir; Je ne fais même pas encore de fromages, puisque les 2 litres de lait du matin sont distribués aux jeunes, mais on verra un peu plus tard, je reprendrai la fromagerie dès que possible.

Déménagement

L 'aménagement de la nouvelle chèvrerie n'a pas été simple étant donné que sa position et son agencement changeaient sans cesse en fonction de nos réfléxions.

  Il a fallu finir de casser le béton des anciennes cornadis à vaches et meuler la féraille.

Enfin commande a été faite des barrières de séparation, portillons, poteaux, qui finalement n'ont pas été affectés à leurs dispositions initialement prévues!

Mais le résultat est assez bien, avec encore des arrangements à faire pour les prochaines naissances (ce sera une urgence que je garde  pour 2011...) et des portes à construire pour supprimer les courants d'air.

En attendant, une petite loge a été improvisée pour séparer les "bébés" des adultes: Aude et Bella et, depuis mercredi, Café, Diva et Enda.

Il y a la place pour 20 chèvres. Il faudra alors songer à une "salle de traite".

Bonne nouvelle: la chaine de curage va pouvoir être remise en fonction. Le moteur fonctionne encore, mais la chaine est trop rouillée et nous allons la changer. Il faudra aussi réparer la rampe, mais cela devrait se faire sans trop de problèmes.

Du coup l'évacuation du fumier sera facilitée au printemps prochain. Pour l'heure, il reste encore 40 cm de fumier dans l'ancienne chèvrerie qui attend d'être évacué à la fourche.

samedi, 22 mai 2010

Aéronefs bios

Après notre prise conscience des changements désastreux que le dérèglement climatique commence à imposer à notre environnement physique, nous avons commencé notre combat contre les émissions de gaz à effet de serre.

Celui-ci a commencé par la réduction de nos rejets liés à notre comportement de consommateur, mais comme nous estimons que cela ne suffit pas, nous avons décidé de changer d'échelle. Nous sommes passé de consom'acteur à produc'acteur en devenant agriculteur, ce qui nous permet de continuer d'agir sur nos propres émissions, mais aussi de préserver la terre que nous cultivons tout en cherchant à influer sur l'économie locale.

Naturellement, l'exploitation agricole que nous mettons en place est basée sur une production fermière (petites productions diversifiées en vente directe) respectant l'environnement. Nous sommes donc certifié Bio et je m'investi dans le syndicat des agrobiologistes, ce qui m'a valu d'être contacté par mes pairs pour promouvoir les produits bio locaux à la "fête européenne de l'aviation légère".

Certainement pour soutenir le développement d'aéronefs bios...

jeudi, 13 mai 2010

Au tour du tracteur.

Après le démontage du tractopelle (pépinière), voici notre mécano de retour pour réparer les freins du tracteur.

Nous pouvons enfin l'utiliser sur notre terrain en pente sans avoir peur d'être arrêté par un fossé ou un arbre!

Et puis, pour fixer un outils sur l'attache trois points du tracteur, c'est quand même mieux quand il ne se sauve pas!

Tous les outils de travail de la terre se fixent à l'arrière du tracteur, il faut donc arriver en marche arrière, arrêter l'engin au bon endroit, descendre du tracteur, accrocher l'outil. Thierry devrait un peu moins peiner à cette tâche.

Donc, de nouveau les mains dans la graisse, nous avons le loisirs de profiter de ses compétences en matière de matériel agricole: savoir choisir et changer le disque du semoir, réparer la charrue et nous aider à trouver du matériel pour récolter le maïs....

L' infortune d'Aude

La petite Aude, agée maintenant de deux mois, a connu un événement fâcheux la semaine dernière. Les chevrettes ont pris la dangeureuse habitude de se déplacer et se faufiller un peu partout dans la chèvrerie.

Aude est restée malencontreusement bloquée dans une cornadis. Comme les animaux ne se font pas de cadeaux, elle a en plus été battue par ses congénères.

La petite a souffert et j'ai bien cru que nous allions la perdre.

Nous l'avons isolée, chouchoutée, mais elle semblait bien mal, ne tenant plus sur ses pattes.

Deux jours plus tard, elle marchait en boitant, mangeait bien, elle ne  voulait pas rester à l'écart, mais étant trop faible pour retourner vers les grandes, elle a supporté la solitude encore un jour.

Elle a retrouvé sa mère et son lait réconfortant après 4 jours.

Aujourd'hui, presque plus de boiterie, mais beaucoup de méfiance envers le reste du troupeau!

mercredi, 12 mai 2010

Enak.

Soucis récurrent dans le monde des petits ruminants: la diarrhée.
Signe évident d'un dysfonctionnement digestif, elle peut apparaitre au moindre déséquilibre (alimentaire, parasite...) Seul, ce symptôme donne pour toute information que quelque chose ne va pas, mais quoi...?
Il faut agir vite, car une fragilisation de la stabilité du rumen (la panse) est rapidement fatale;

Enak est donc malade. Ikaré suit le même chemin. Est-ce l'herbe?
La sortie a pourtant été progressive: d'une heure le premier jour à une demi journée, puis journée entière.
La mise à l'herbe doit être graduelle pour éviter une changement d'alimentation trop brutal après des semaines de foin.
De plus,  s'il y a une grande diversité de plantes sur leur pâture, il y a peu d'herbe, par contre des arbres, des ronces, bien mieux adaptés à l'alimentation des caprins.

Donc pourquoi sont-elles malades ?
Je les soigne avec de la smectite (argile), (elles aiment ça) et mardi, une poignée de graines de courges (sur les conseils du maréchal ferrant venu parer Marius) pour lutter contre les parasites intestinaux. Leur action anthelmintique est ni irritante ni toxique. Les graines serviront aussi à cicatriser le tube digestif.

A l'heure qu'il est, je note déjà une amélioration... La surveillance continue.

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