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Activité maraîchère

L'activité maraîchère a ceci de particulier qu'elle semble naturelle à mettre en place - n'est-ce pas un potager en "plus grand" ? - alors même qu'elle se heurte à 2 difficultés majeures :

d'une part, c'est une culture intensive (on peut cultiver plusieurs légumes sur une même parcelle la même année), qui va donc nécessiter une gestion rigoureuse de sa terre si l'on ne veut pas épuiser celle-ci,

d'autre part, la variété et la promiscuité des légumes demande une certaine maîtrise technique que l'on ne peut acquérir qu'avec le temps.

C'est pourquoi il est si important de prendre des notes et de faire évoluer celles-ci...

Lien sur la ferme ?

samedi, 15 août 2015

Bizareries

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Croqueur de tomates

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Voici l'état d'un grand nombre de tomates!

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Il n'aura pas fallu longtemps pour identifier le(s) coupable(s), grâce à ses petits "cadeaux"

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Nous avons la chance d’héberger quelques hérissons.

vendredi, 19 juin 2015

Mais y sont où ?

mes pt'its poireaux???

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AH! ils sont toujours là!

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samedi, 13 juin 2015

En communion avec la nature....ou pas.

----4 mai---

La nature! ah! la nature!

Dans ce petit billet, je vais peut être paraître un peu sans-cœur, mais parfois la nature, je l'aime pas!

Bien sûr, les petits oiseaux qui chantent le matin au levé du soleil, les papillons virevoltant, la mignonne petite souris, les fleurs qui poussent, les mûres sauvages. Bref, tout ceci est bien beau, il est vrai. Et j'apprécie le spectacle à sa juste valeur.

MAIS, pas tous les jours!!!

Par exemple, dans la pépinière, les semis ravagés:

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J'ai pensé que des oiseaux étaient venus faire un festin...donc, je ressème tout ce qui a été dévoré et je voile.

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Mais voilà, ce ne sont pas les oiseaux qui sont responsables, mais des souris. Ce que je comprends, deux jours plus tard en retrouvant à nouveau les graines grignotées!

Je peste, mais je n'ai perdu que quelques jours.

Les plants de tomates et choux subissent des pertes à cause des limaces, et malgré la chasse il en reste toujours une pour festoyer la nuit.

Cette année est bien compliquée pour les semis: quand la germination se fait un peu trop attendre, je gratte un peu dans le pot et je retrouve les graine pourries. Je ne fais pourtant pas différemment des années précédentes. Bon,...va comprendre, je recommence.

Nous avons fini de planter les pommes de terre pour l'hiver prochain. Les pluies qui sont tombées ces derniers jours ont provoqué un ravinement impressionnant et nous avons retrouvé les pommes de terre en dehors de leur sillon, certaines ont fait un beau voyage!

Les essais d'endives n'ont pas été trop décevants. J'avais planté l'année dernière des graines de chicorées endives. Puis en septembre, mis a sécher les chicons, puis placé en bacs à l'abri de la lumière, puis récolté quelques endives pendant l'hiver. En  avril, la repousse est prometteuse et juste quand j'estimais le moment venu de cueillir, toute a été dévoré par des souris (elles avaient du finir le stock de noix (plus de 15 kilos) qu'elles nous avaient piqué pendant l'hiver!!)

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13 juin 2015....

Je reprends ce billet commencé le 4 mai...

Pas facile de trouver soit le moment soit le courage d'écrire. Et en ce moment, c'est un peu le ras le bol qui domine!

Après les semis laborieux, nous n'avons pas d'excellent résultats pour les autres plantations.

Les haricots poussent....puis disparaissent.

Les petits pois poussent....puis disparaissent.

Les épinards poussent, ....puis jaunissent et montent à graine avant de pouvoir être récoltés.

Les blettes sont attaquées et flétrissent.

Les mauvaises herbes se portent à merveille!

Le plus grave, c'est quand même la perte de la quasi totalité des plants de pomme de terre. Tout a pourri à cause des pluies trop abondantes.

Bien sûr, il est impossible de trouver de nouveaux plants bio à cette époque de l'année (nous les réservons en décembre), donc, nous retravaillons le sol, récupérons toutes les vieilles patates ratatinées qui restent dans la chambre froide et nous nous remettons au travail avec l'espoir qu'elle nous donnerons quelques kilos par trop vilains.

Ce soir, nouvelle découverte: les larves de doryphores commencent a déguster allègrement les jeunes feuilles que nous attendions avec impatience.

GRRR!! yenamare et remare!

Côté chèvre, après le départ de Kimi, j’espérais être tranquille. Mais Nebty continuait à fuguer et j'ai du me séparer d'elle avant qu'elle n’entraîne sa fille en vadrouille, dangereusement proche de la parcelle maraîchère.

Je n'ai plus que 9 chèvres en lactation, et les trois chevrettes de l'année: Lilou, Luce et Zola, et bien sûr Hapy.

J'ai beaucoup de mal a trouver un bon équilibre cette année. Mes louloutes ne sont pas très belles, ont un pelage terne, et il est temps qu'elle reprennent un peu de poids. Hapy ne va pas fort. Il  été vermifugé, mais il reste en petite forme.

Hier Anouk s'est blessée. Elle a du faire une vilaine chute, car l'antérieur droit est très enflé. Je la soigne en la massant avec des huiles essentielles. Elle me laisse faire gentiment et semble soulagée. Je vais attendre un peu avant de décider s'il faut aller chez le vétérinaire.

Ça l'a quand même bien secouée la pauvre!

Enfin, les tomates grossissent et nous avons récolté les premières courgettes.

Les concombres semblent avoir enfin démarré et les choux ne sont pas complètement dévorés par les altises, larves de piérides et autres beautés de la nature.

Les premières courges pour l'hiver commencent à se former.

Voilà, bon c'est pas bien folichon tout ça! Pas facile de rester optimiste car la suite de la saison culturale s'annonce très compliquée et décourageante.

Ah tiens, si, au fait: le 10 mai a eu lieu le pique nique des Amapiens à la ferme. Super beau temps, beaucoup de monde, super conte pour les enfants et les adultes, bon petits plats préparés par chacun: au moins une très belle journée!:)

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mardi, 30 septembre 2014

Stockage

Après une vingtaine de jours de séchage sous le tunnel, les courges sont stockées dans la pièce la plus adaptée à leur conservation.

Le chauffage va garantir une température minimale de 14 ° pendant l'hiver.

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vendredi, 19 septembre 2014

Fantaisie de fraise

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Les graines ont germé sur la fraise. Ce n'est pas rare, mais c'est la première fois que je vois ça.

mardi, 2 septembre 2014

Récolte

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mercredi, 30 juillet 2014

Exposition

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jeudi, 18 avril 2013

Nouveaux tunnels.

Les tunnels avaient été bien endommagés par la grêle du 30juin 2012. Les trous laissaient passer l'eau, provoquant le pourrissement des légumes qui se trouvaient en dessous et par ailleurs, les serres ne gardaient plus suffisamment la chaleur. Il devenait donc urgent de remplacer les bâches.

Commande faite en janvier, Thierry a commencé les tranchées pour retirer les bâche usagées et nous avions commencer le remplacement quand je me suis blessée, ce qui nous a ralentis.

Heureusement, nous avons eu quelques coup demain: merci à la troupe Caroline et enfants, à Jean Pierre,à Jesse et à notre Éric pour son grand coup de main.

Le plus simple, c'est de vous montrer les photos.

Pliage de la nouvelle bâche en accordéon pour la tirer par dessus la serre:

Plier

On accroche le bord de la bâche avec des ficelles, que l'on jette par dessus le tunnel et HOP! on tire!

Thierry, au milieu, navigue pour décoincer la bâche qui se bloque dans les fils de soutien.

hisser la bâche

Ensuite, il faut refermer la tranchée pour bloquer la bâche sous la terre.

tranchée

Le premier tunnel et couvert , le second a toujours son filet anti-grêle et va être couvert:

vue d'ensemble

Voilà: les portes sont installées, les demi-lunes bien arrimées , nous allons pouvoir reprendre les plantations dans de bonnes conditions.

fini

jeudi, 14 février 2013

Légume d'hiver

En octobre dernier, nous avons arraché les pieds de haricots grains pour les faire sécher sous le toit de la longère.

haricots

Nous en avons gouté quelques-uns et l'essai est concluant, alors il y en aura dans les paniers distribués à l'AMAP ce soir.

mardi, 3 juillet 2012

Joli glaçon!

Bon , par où commencer? Voilà des semaines que je voulais écrire un petit article, parler de Linda, du travail, mettre des photos....

Cette fois, je me décide, un peu comme un défouloir! Ça ira mieux après?

Alors, pour finir le mois de juin en beauté, l'orage de grêle qui a touché le sud Chalonnais et la Bresse ne nous a pas épargné, même si nous avons eu la chance d'être vraiment en bordure d'orage!

grelon

Surprenant et assourdissant, les grêlons ont cogné moins d'une minute, mais c'est suffisant pour casser les tuiles du toit et de la longère, les toits des bâtiments sont perforés, et les serres sont transformées passoires.

Heureusement que je venais de rentrer les chèvres! Les grêlons ont traversé le toit de la chèvrerie, mais quand même,elle étaient protégées.

chevrerie

Les légumes ont un peu souffert. Les fèves sont couchées (mais on peut récupérer les gousses), beaucoup de poireaux sont cassés (ils repousseront peut être avant l'hiver, mais il est impossible de trouver de nouveaux plants en bio à repiquer à cette époque!), sinon, quelques salades, courges, et choux sont abimés, mais rien de dramatique a priori.
Les tomates des serres ont perdu quelques fruits, mais il n'y a pas trop de perte.

serre tomates feves

Vu comme ça rien de bien grave. Sauf que....

Démarche auprès de l'assurance, lundi matin 8h00: "madame, franchise minimum 750 euros, et 20% du montant des devis restent à votre charge!" bon ça refroidit déjà! " un expert va vous appeler pour prendre rendez vous",  mardi, on attend toujours.

"contactez un couvreur". D'accord, mais ils sont débordés, il y a des gens qui n'ont plus de tuiles sur leur toit dans le coin!

Nous avons la chance de voir le maçon qui a refait notre toit l'année dernière: je veux bien bâcher et faire des devis pour les toits en tuiles , mais je touche pas les bâtiments agricoles couverts de plaques en fibrociment.

Nous devons contacter un spécialiste en retraitement de ce genre de matériaux qui contiennent de l'amiante. 

Pendant ce temps, il pleut, il pleut.

Le foin va être fichu, le chambre froide prend l'eau, les chèvres pataugent dans la m...détrempée. Les meubles et cartons des garages et hangar mouillent.
On a des seaux au grenier de la maison.

Et on pense, "oh, et ça, et ça, ça craint l'eau"....C'est comme les souris, ça va partout!

Bon allé, il y a pire, et pas loin de chez nous!

C'est juste que ZUT!, y en a marre, NA!

Je fini quand même avec une photo de Cécile, qui adore regarder le ciel quand le soleil se couche, et qui pense qu'il n'y a rien de plus beau!

Coucher de soleil

mardi, 1 novembre 2011

Courges 2011

Cette année, Thierry a défriché et labouré un petit bout du terrain pour faire de la place aux courges à côté du maraichage.

Les plants ont bien pris: 20 plants de potimarron, 20 de potiron et 20 de concombre. Mais les mauvaises herbes se sont bien plu aussi: chénopodes, ronces, liserons et orties, c'est chouette!

avant

Mais après quelques heures d'un travail d'arrache-pied ;-) , on y voit un peu plus clair

après

Et puis quelques semaines plus tard, nous avons effectué la récolte qui nous permettra de fournir l'AMAP tout au long de l'hiver.

récolte

jeudi, 15 septembre 2011

Histoire de patates

C'est un brave paysan qui a l'honneur d'avoir un énarque comme voisin. Un jour d'été, ce dernier arrive dans la cour de la ferme et entame la conversation avec l'homme de la terre, dans le dessein d'être utile en proposant ses bras.

Jaugeant l'homme de bureau, le fermier décide de s'amuser un peu et désigne un beau tas de fumier en limite de champ : "Ben, vous pourriez pt'être prendre la fourche qu'est là et étaler l'fumier sur la parcelle."

Une demi-heure plus tard, notre brave homme estime que la blague a assez durée et retourne voir son voisin qu'il trouve, à sa grande surprise, en train de terminer son ouvrage.

Ce dernier, tout heureux d'avoir rendu service, souhaite un autre chantier. Un peu penaud, le paysan lui montre un tas de pommes de terre disposé à l'ombre d'un bâtiment : "Pour finir mollo, j'vous propose de trier l'tas d'patates que v'la. Vous en faites un tas d'petites, un tas d'moyennes et un tas d'grosses."

Après avoir vaqué à ses occupations le reste de l'après-midi, le fermier retourne auprès de l'énarque pour voir comment il occupe son temps. Mais cette fois, l'ouvrage n'a pas progressé et il trouve son hôte en pleine réflexion devant un tubercule : "petite ? moyenne ? grosse ?".

"Ben dites-moi, vous les gens de l'administration, quand il s'agit de répandre la merde autour de vous, vous êtes très fort, mais pour ce qui est de prendre une décision...".

Et oui, à chaque fois que je me retrouve à trier nos pommes de terre, je ne peux m'empêcher de penser à cette blague. Mais le pire, c'est que je ne tiens pas le rôle du paysan !

En fait, je ne cherche pas à les classer par tailles mais en fonction de leur avenir : les plus jolies sont réservées à la ventes et les irrécupérables au tas de fumier. Celles qui ont un bon gabarit serviront de semences au printemps prochain et le reste alimentera la famille et les animaux.

Le jeu ne prend toute sa saveur que quand la récolte n'est pas fameuse, comme cette année. Car si vous ne voulez pas tout jeter, vous devez assouplir vos critères de sélection et vous prenez alors le risque de laisser passer des patates qui feront pourrir votre réserve si laborieusement constituée.

tri patates

Car la pomme de terre est un des aliments de base de l'hiver et il faut donc réussir à en conserver une bonne quantité si l'on souhaite fournir quelques familles. D'où la taille des surfaces cultivées et le travail pour les récolter (pour 5 mois d'hiver, à 2,5kg par semaine, il faut une 1/2 tonne de patates pour 10 familles !).

Et cette année a été assez chaotique.

Tout d'abord au niveau climatique, avec un printemps très chaud et très sec pendant la croissance de la plante, suivi d'un mois de juillet très pluvieux qui a détrempé les tubercules.

Ensuite au niveau organisationnel, puisqu'un indélicat à profité de la nuit et des chénopodes (un jour, il faudra que je parle des plantes sarclées "nettoyantes" !) pour commencer à prélever sa part. Du coup, n'ayant pas la force d'aller planquer en bordure de champ (le soir, à 10h, je ronfle), j'ai décidé d'aller dormir sur place dans le camion pour préserver notre récolte le temps que le terrain devienne praticable pour la récolte.

Je vous laisse imaginer l'humeur familiale quand, en plus des 70 heures hebdomadaire, je devais découcher pour nous protéger du vol. Seul le chien était content d'avoir le droit de dormir avec moi ;- D !

Heureusement, 2 familles nous ont prêté main forte. En premier lieu, Marie et Vincent, que nous avons rencontré quelques mois plus tôt et qui, pour soutenir notre projet, nous ont fait don d'une belle remorque en bois à 2 essieux. Souhaitant participer à notre première tentative "d'extraction", ils sont venus avec leurs jeunes enfants et leur bonne humeur pour nous redonner du courage.

guihéneuf

Pressez d'en finir avec cette garde ridicule, nous avons attaqué l'arrachage le plus tôt possible mais le terrain détrempé ne supportait pas le tracteur. Nous avons donc travaillé à la bêche, mais le cœur à beau être vaillant, les rangs sont longs. Au final, même si le travail était à peine entamé, notre sourire était revenu, porté par la joie de vivre de cette fratrie.

Même le moral ne fait pas tout et il nous fallait toujours rentrer nos patates. Aussi, dès que notre emploi du temps et le climat nous le permettait, nous retournions au champ. Et c'est lors d'un de ces épisodes que Caroline et Jean-Philippe sont passés nous rendre visite. Comprenant notre infortune, toute la petite famille s'équipa pour venir nous aider.

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La encore, le chantier ne fut pas terminé, mais l'emploi de l'arracheuse de pommes de terre nous facilita la tâche.

Au final, nous avons mis plusieurs semaines pour tout sortir de terre, certaines zones humides restant réfractaires. Mais cela aura permit d'occuper mon beau-père quelques heures ;-D !

dimanche, 13 février 2011

Commencement

Voilà février déjà bien entamé et les premiers travaux de maraichage ont commencé. 

Tout d'abord, nous avons couvert d'un voile de protection les salades plantées à l'automne en pleine terre et qui doivent reprendre leur croissance avec la douceur.  Les épinards vont bientôt nous offrir leurs premières feuilles. La repousse est visible depuis que les poulets ne vont plus les manger! Les salades de la serre sont belles, mais patience.....

Les blettes ont supporté l'hiver dehors, mais je viens de déplacer une vingtaine de pieds dans la serre afin d'accélérer un peu la reprise.

Nous avons semé carottes, épinards et fèves et bientôt les petits pois.  

J'ai appris hier qu'une personne de Chalon plantait à la Saint Valentin, ses plants de pommes de terre sous chassis, pour déguster sa première récolte en avril.
Je suis assez tentée de faire un essai sous tunnel avec quelques plants de Belle de Fontenay, qui est une variété précoce.
Je vais récupérer les plants le week-end prochain et je plante dès que possible.

Pour info, cette année nous plantons: Belle de Fontenay, Coquine (qualité équivalente à la Charlotte), variétés précoce et semi précoces, Safrane et Cosmos, les deux variétés que nous avons récoltés en 2010. Ces pommes de terre de garde sont bien conservées et Thierry sélectionne les plants a repiquer (calibre, germe, non altérée).

Il y a toujours des carottes et des navets en terre. Thierry en a sorti une partie pour les conserver dans du sable.
Elle ne sont plus super belles, mais qu'est-ce qu'elles sont bonnes!

Nous proposons au marché en ce moment: carottes, pommes de terre, navets, topinambours, parfois, doucette, salsifi.

Notre étal est un peu....petit ; Pour avoir le moral, surtout, ne pas se comparer aux voisins, ouh la!!! entre les serres chauffées ou les  producteurs qui sont  plutôt revendeurs! Mais penser aux gens qui nous soutiennent dans nos débuts et nous motivent par leur confiance.

vendredi, 5 novembre 2010

La serre.

Ca y est! c'est fait! enfin...encore quelques détails à régler, mais cette fois, elle ne devrait plus s'envoler.

L'occasion s'est présentée le week end de la toussaint de reposer les bâches, avec ma soeur et son mari (merci Clarisse et Vivien) et Cécile. La pluie nous a trempé jusqu'aux os et a transformé le sol en patinoire boueuse dimanche, mais lundi a été plus clément. Nous avons terminé avec un rayon de soleil.

J'ai déjà repiqué quelques salades que j'avais semées en godets. Si elles n'ont pas trop souffert, elles seront à déguster au printemps.

samedi, 18 septembre 2010

Second marché

Après plus de deux mois sur le marché de Tournus, il nous a bien fallut nous rendre à l'évidence : nous ne trouvons pas notre public.

A l'évidence, nous avons certainement encore pas mal de progrès à faire au niveau de la vente, en proposant plus de produits de bases (nous avons eu quelques déboires avec nos salades) et de plus grandes quantités (il est vrai que les fins de séries ne sont jamais très vendeuses), mais une constation s'impose : malgré des prix équivalents, voir inférieurs, à ceux proposés par les autres vendeurs de légumes (et oui, les légumes bio en vente directe ne sont pas plus chers que ceux proposés par les revendeurs traditionnels), notre clientèle ne progresse pas...

De la même manière, notre offre de vente par paniers ne rencontre pas un franc succès : quelques voisins sont venus une fois ou deux, mais les potagers sont nombreux et il paraitrait que tout le monde cultive comme les bio ! Du coup, il nous faut chercher d'autres débouchés si nous voulons survivre plus que quelques mois à notre reconversion, surtout que, si nous sommes bien les seuls maraîchers bio du marché, nos futurs productions (poulets, oeufs, fromages de chèvre) sont déjà largement représentées chez nos voisins d'étales.

Nous voilà donc obligé d'élargir notre rayon de vente (qui va donc atteindre les 30 km) et de nous tourner vers Chalon sur Saône pour partir en quête d'un public soucieux de préserver sa santé et celle des autres.

Heureusement, Chalon est largement pourvu en terme de marchés et en propose 3 dédiés à l'alimentaire. Ceux de fin de semaine sont évidement très courus, mais puisque nous sommes déjà pris le samedi à Tournus, nous optons pour celui du mercredi matin qui nous permettra d'étaler nos récoltes.

Le 25 août, nous voilà de nouveau en quête du placier pour la traditionnelle scéance matinale mais, ici, l'installation est plus aisée car les accès sont dégagées et la place de l'Hotel de ville n'est encore pas saturée de marchands. Par contre, nous sommes les quatrièmes producteurs de fruits et légumes bio ! Il en viendra même un cinquième au cours du mois de septembre, à croire que nous ne sommes pas les seuls à chercher des débouchés...

Mais les points important sont qu'il n'y a pas de vendeurs de volailles bio et que les oeufs sont rares. Pour les fromages, il ne faut pas réver, la concurence est déjà là mais comment imaginer un marché alimentaire sans fruits et légumes et sans fromages ?

Cerise sur le gateau, la clientèle est beaucoup plus réceptive aux arguments sanitaires de nos modes de production et nous laisse espérer un potentiel de progression plus important qu'à Tournus. Nous sommes naturellement toujours à la recherche de consom'acteurs qui souhaiteraient devenir nos partenaires dans notre projet de ferme écologique mais nous n'avons encore pas rencontré de représentants d'une telle communauté. Peut-être nous faudra-t-il être acteur dans cette constitution, même si cela ne nous enchante pas beaucoup : en premier lieu parce que nous avons toujours aussi peu de temps, mais surtout parce qu'il sera difficile de faire abstraction de la notion commerciale si nous sommes trop impliqués dans le processus...

Après quelques semaines passées à vendre sur les 2 marchés, nous avons été rattrapé par quelques chantiers en cours, à savoir la récolte du maïs (pour lequel je n'ai encore ni corn picker, ni séchoir), les semis d'automne (trouver les semences bio, préparer la terre et semer, en fonction de la météo) et l'installation du chauffage central (qui nécessite de faire traverser la cour à l'eau et à l'électricité, et de libérer les zones de travail des différents intervenants). Après notre rush sur le ramassage des pommes de terre qui nous a aussi pas mal éloigné de notre jardin, il faut avouer que notre zone maraîchère commence à manquer de soins.

Du coup, pour essayer de finir la saison tout en préservant nos travaux antérieurs, nous avons pris la décision de suspendre notre marché de Tournus. Evidemment, nous risquons de ne pas retrouver notre place au printemps prochain, mais il est grand temps d'arrêter de courir en tout sens et de finaliser ce qui doit l'être avant l'hiver...

lundi, 23 août 2010

Enfin des fraises

Les premières fraises sont mûres!

Les stolons plantés en juin ont l'air de bien aimer le terrain et les plants sont désormais bien beaux. La variété cijosée est une variété remontante, c'est à dire qu'elle produit deux fois dans l'année. Voici sa première production:

 

La prochaine récolte sera réservée à nos abonnés paniers.....

Autre fruit délicieux, produit en petite quantité: les physalis (encore appellées cerises de terre ou amours en cage).

J'espère en avoir beaucoup plus l'année prochaine, pour en faire profiter nos habitués.

vendredi, 30 juillet 2010

Premier marché

Début juin, nous avons estimé que nous commencions à avoir suffisamment de légumes pour démarrer notre activité de vente.

En prévision de ce moment, nous avions fait l'acquisition d'une balance électronique poids/prix ("reconnu conforme" par l'administration), mais notre équipement de vente s'arrêtait là. De la même manière, nous n'avions pas encore statué sur le choix de notre lieu de vente. Le micro-marché (moins de 10 étals) ayant lieu sur la commune de Simandre (à 5 km de chez nous), nous semblait parfaitement adapté pour notre baptême du feu : la place est gratuite et il suffit de prévenir la mairie la veille.

Lundi 7, notre jardin nous proposait des salades qui commençaient à s'étoffer, quelques bottes de radis et carottes primeurs, ainsi que des épinards. Pas grand chose mais il fallait bien commencer à se faire connaître. Malheureusement, le mauvais temps du mardi nous fait hésiter et quand nous téléphonons l'après-midi, la mairie est fermée. Du coup, nous nous orientons sur le marché de Tournus.

Même s'il n'est pas comparable à Louhans, une référence dans la région, le marché de Tournus ne joue pas dans la même catégorie que celui de Simandre, d'où une augmentation soudaine de notre nervosité. Renseignements pris, nous devons nous rendre sur place à 7h45 pour que le placier nous trouve 1 ou 2 mètres de disponible entre 2 stands*...

Nous voilà donc partis avec deux tréteaux et quelques planches, des cagettes en bois récupérées et nos quelques légumes fraichement cueillis du matin (les jours de marché, nous sommes dans notre potager dès que la luminosité le permet, soit à environ 5h30 à l'époque). Nous garons notre utilitaire au petit bonheur la chance et nous rejoignons la petite troupe des journaliers qui vont essayer de se faire attribuer pour la matinée un emplacement pas trop étriqué.

La distribution des places restantes se fait dans une ambiance particulière - pas spécialement agréable - et nous nous retrouvons coincé entre 2 vendeurs de légumes à côté desquels nous frisons le ridicule. Heureusement, notre petit panneau "AB" nous soutient...

Pour essayer de rentabiliser notre attente, je laisse à Laurence le plaisir de la vente et me réserve la joie d'aller disposer nos petits tracts publicitaires sur les véhicules garés aux alentours.

Contrairement à nos espoirs, et malgré des stocks modestes, nos 4 heures de ventes ne nous permettent pas d'écouler toute notre marchandise et nous devons remporter la grande majorité de nos légumes (pour tout dire, nous avons fait un vingtaine d'euros de recette, ce qui correspond à la vente d'une vingtaine de salades).

Heureusement, nous avons quand même eu le plaisir de collecter 2 demandes de paniers. Qui plus est, une vendeuse de volaille bio - Sylvie - est venue nous proposer de nous installer à côté d'elle la prochaine fois, histoire d'être en bonne compagnie et de profiter d'un meilleur emplacement.

C'est ce que nous avons fait et continuons à faire - avec l'accord explicite du placier - d'où des samedi matin beaucoup plus détendus. Et nous commençons même à avoir nos habitués...

* Les places réservées du marché sont attribuées à l'année, au mois de janvier. Ensuite, il faut subir chaque semaine le petit cérémonial de la distribution des "restes", ce qui vous oblige à vous installer après les autres, d'où un déchargement beaucoup plus laborieux, et perte de repère pour votre clientèle...

jeudi, 13 mai 2010

Au tour du tracteur.

Après le démontage du tractopelle (pépinière), voici notre mécano de retour pour réparer les freins du tracteur.

Nous pouvons enfin l'utiliser sur notre terrain en pente sans avoir peur d'être arrêté par un fossé ou un arbre!

Et puis, pour fixer un outils sur l'attache trois points du tracteur, c'est quand même mieux quand il ne se sauve pas!

Tous les outils de travail de la terre se fixent à l'arrière du tracteur, il faut donc arriver en marche arrière, arrêter l'engin au bon endroit, descendre du tracteur, accrocher l'outil. Thierry devrait un peu moins peiner à cette tâche.

Donc, de nouveau les mains dans la graisse, nous avons le loisirs de profiter de ses compétences en matière de matériel agricole: savoir choisir et changer le disque du semoir, réparer la charrue et nous aider à trouver du matériel pour récolter le maïs....

dimanche, 2 mai 2010

Arrosage

Pour faire professionnel, je devrais utiliser le terme "irrigation", mais les choses étant ce qu'elles sont, il me faut bien me contenter du terme "arrosage". Pourtant, la petite période de sécheresse que nous venons de subir nous a bien fait comprendre la différence technique, si ce n'est lexicale, qu'il y a entre ces 2 mots.

En effet, alors que les premières plantations d'importances (tout est relatif ;-) !) se mettaient en place fin mars début avril, il nous a bien fallut faire face à la bonne vingtaine de jours sans pluie qui a suivi. Profitant de l'existence d'une réserve incendie, nous avons donc installé pompe et tuyaux, ce qui nous a permit de nous replonger avec délectations dans les problèmes de débit et de pression.

Première exercice : comprendre pourquoi la pression à la sortie du tuyau est si faible que l'on ne peut pas faire fonctionner correctement les asperseurs.

Du côté de la pompe, il ne devrait rien avoir à redire, puisque cela fonctionnait correctement dans notre vie antérieure. Par contre, il y a un certain dénivelé entre la réserve d'eau et la zone d'arrosage, qu'il n'est pas facile de juger à cause de la distance. Nous voilà donc parti à simuler un théodolite avec une règle, un niveau à bulle et un escabeau, pour en arriver à la conclusion qu'il y a moins de 4m entre la surface de l'eau et le point le plus haut à arroser. Ce qui semble dérisoire...

Par contre, la centaine de mètres à parcourir semble correspondre, d'après nos recherches, à une dizaine de mètres de hauteur, d'où un total qui n'est, à l'évidence, plus négligeable pour la puissance de la pompe. Et si l'on souhaite utiliser l'eau du puits, il faut encore ajouter 4m, en aspiration cette fois.

Les choses se compliquant, avant de chercher à acheter n'importe quoi, nous avons quand même essayé d'estimer nos besoins en eau. Équipé de mes 2 arrosoirs, me voilà donc parti à mesurer la surface couverte pour en déduire ma consommation : 5 l/m². Cela ne dit pas forcément grand chose, sauf si on le ramène à l'hectare (10 000m²), ce qui donne 50m3. Naturellement, nous n'aurons certainement jamais 1 hectare à arroser, mais prévoir 1/2ha ne semble pas aberrant (les systèmes d'arrosage circulaire obligent à des recouvrements importants), ce qui nous amène à une consommation de 25m3.

Pour vraiment fixer les idées, en 4 jours, nous allons devoir utiliser plus d'eau que celle que nous consommons habituellement dans l'année !

D'où le second exercice : comment garantir une irrigation correcte de nos salades, choux, carottes, radis et autres légumes ?

Première étape, trouver le débit possible de notre puits. Après de trop nombreuses heures à essayer de refaire fonctionner les tuyauteries déjà en place (achat des bons raccords, colmatage des fuites, interrogations sur l'état de la crépine sensée se trouver au fond du puits), nous avons fini par nous décider à suspendre notre pompe dans le vide (ce qui ne facilite pas l'amorçage !). Résultat des courses : nous vidons le puits en moins d'une heure (réserve d'environ 1 m3) et il lui en faut 24 pour se remplir !

Autant dire que c'est une réserve nulle (dans les 2 sens du terme !). Du coup, je suis descendu vérifier l'état du puits, histoire de voir s'il était possible d'améliorer les choses. Peine perdue, tout semble en ordre, ce qui l'élimine définitivement des sources (hihihi !) d'approvisionnement possibles.

Deuxième étape, qu'il me faut remettre à plus tard car ma débroussailleuse thermique est en SAV (Service Après-Vente) et que le terrain ne se prête pas à un travail au tracteur, faire la même chose au niveau d'un second puits, situé dans la friche en contre-bas de nos bâtiments. Sa position semble indiquer un débit plus important, mais certainement pas en correspondance avec nos besoins (s'il a été fait pour abreuver des vaches, même à 100 litres par jour et par vache, on est loin des 25m3).

Comme il ne semble pas y avoir beaucoup d'espoir du côté de la nappe, la troisième et dernière étape consistera certainement à mettre en place des réserves (un réseau semble plus probable qu'un trou de 100m3, pour 4 jours de réserve !) qu'il nous faudra alimenter par un panachage d'eau de source et de pluie.

Encore bien des calculs et des interrogations en perspective, et quelques heures de travail...

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