Butine - Le Blog

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Bienvenue sur le blog de Butine !

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vendredi, 19 février 2010

Il faut toujours un début...

Pause...

Après 2 semaines de vacances, où nous avons dû gérer les enfants (trajets à la gare, visites médicales, recherche d'un nouvel hébergement et déménagement pour le garçon -encore un grand merci à Marie et Xavier-, etc) alors que Laurence est à l'extérieure 3 jours par semaine pour sa formation "Volailles de Bresse" et que les animaux (et le poêle !) doivent toujours être alimenté quotidiennement, il est temps que j'essaye de prendre 1 ou 2 heures pour faire le point et consigner toutes les recherches que nous avons faites...

Car, en début d'année, il faut se préparer aux semis.

Et cela demande réflexion, surtout pour les grandes cultures où le choix doit être restreint, contrairement aux cultures maraîchères pour lesquelles on utilise plusieurs dizaines d'espèces végétales dans l'année...

En agriculture biologique, le principe consiste à prévenir plutôt qu'à guérir (il faut quand même bien avouer que notre pharmacopée est tellement limitée qu'il vaut mieux ne pas avoir à guérir !). Et, au niveau des cultures, cela repose sur la rotation de celles-ci.

Il faut donc, en fonction des ses objectifs (vente, autoconsommation) et des possibilités pédoclimatiques* locales, choisir un ensemble d'espèces végétales (céréales, légumineuses, etc) que l'on alternera dans le temps (rotation) et dans l'espace (assolement). Pour compliquer encore un petit peu, il faut aussi tenir compte de la période de semis (par exemple, j'aurai bien voulu me faire la main sur du triticale, espèce plutôt rustique et pas trop chère, mais elle ne se plante qu'à l'automne) et du matériel que vous possédez pour semer, élever, récolter, voir stocker !.

À notre niveau, nous allons devoir improviser pour le matériel puisque nous n'avons ni les moyens ni le temps d'acheter tout ce qu'il faudrait. Nous essayerons aussi d'utiliser le travail à façon, mais nous risquons d'être pas mal limité par notre appellation Bio, qui nous oblige à garantir la traçabilité de la semence à la récolte, ce que ne permet pas les travaux "groupés" quand tous vos voisins sont en conventionnel !

Mais puisqu'il faut bien avancé, des choix doivent être fait et ma première "grande culture" sera la féverole (la fève que l'on plante dans son potager est une variété de féverole à grosses graines).

En effet, elle se plante au printemps (il existe cependant des variétés d'hiver), elle est riche en protéines (ce qui nous permettra de l'inclure dans l'alimentation de nos chèvres et de nos poulets) et elle fixe l'azote naturellement (aliment chimique de base pour la croissance des végétaux) ce qui nous évitera de fertiliser.

Que demander de plus ? Un prix de semence pas trop élevé (là, c'est raté puisque cela coûte aux environs de 230€ par hectare), l'utilisation d'un semoir en ma possession (semoir "graine à graine" utilisé en maraîchage) même s'il ne fait que 2 mètres de large, ainsi que la possibilité de combattre les adventices (mauvaises herbes) par buttage (retournement de la terre) si le semis est assez large.

Pour la récolte (qui se fait à la moissonneuse-batteuse) et le stockage, repoussons le problème à plus tard...

Le choix étant fait, il n'y a plus qu'à trouver les semences (ce qui n'a pas été aussi simple que ça car ce n'est pas une culture très répandue dans notre région), préparer le lit de semence (dès que le temps le permettra) et à planter : fin du chantier prévu à la mi-mars.

* pédoclimatique : qui concerne la nature du sol et les conditions climatiques locales.

mardi, 9 février 2010

De la Bio à la planète

Comme les travaux agricoles sont quand même relativement limités en période hivernal, les différents OPA (Organismes Professionnels Agricoles) en profitent pour proposer leurs services. L'exploitant un peu motivé à donc tout le loisir de participer à des actions de formation ou de s'investir dans les activités de son choix.

Pour ma part, j'ai décidé de m'impliquer dans le monde agricole Bio et j'ai profité de l'AG (Assemblé Générale) du GABSEL (Groupement des Agriculteurs Biologiques de Saône Et Loire) pour devenir Administrateur. Je vais donc participer à "l'étude, le développement et la défense des intérêts économiques, matériels et sociaux de la profession d'agriculteurs biologiques".

N'étant pas spécialement porté sur la politique*, je laisserai la partie syndicale à mes coéquipiers pour me concentrer sur la dynamisation de la communauté locale, encore largement apathique. J'espère, en effet, y trouver le terreau qui accueillera les racines d'une société non basée sur le consumérisme.

Mais la route est encore longue, car je ne suis pas du milieu, et semée d'embuches, car le développement à "marche forcée" de la Bio s'accompagnera forcément d'industrialisation capitalistique, aussi il me faut croire que j'aurai la chance d'obtenir le soutien de quelques agriculteurs, voir de quelques citoyens...

* Politique : relatif à l'État, à ces affaires et à leur conduite.

dimanche, 7 février 2010

Virée en Côte d'Or

Petit tour dans les Hautes-Côtes jeudi dernier, pour régler quelques problèmes administratifs...

Nous en avons profité pour faire un tour dans notre ancienne commune. Nous n'avons pas eu le temps de voir beaucoup de monde. Peut être une autre fois??

Merci Joëlle et Paul de nous avoir offert un moment de détente en nous invitant à manger.

Nous te souhaitons, Paul, un prompt rétablissement!

Formation Volaille

Le 2 février, j'ai effectué mon premier jour de formation "Réussir son installation en Volaille de Bresse" au CIVB (Comité Interprofessionnel de la Volaille de Bresse)  de Branges.

Au programme du jour, découverte de la filière, historique de l'AOC, présentation des projets et visite d'exploitation.

Et vendredi, j'ai fais mon premier jour de stage chez un éleveur de Bantanges, (à 10 minutes de chez nous).

Cet éleveur produit 10 000 volailles par an, dont 400 chapons et 800 poulardes. La moitié de la production  est écoulée pour les fêtes de fin d'année.(Le chapon ne peut être vendu que pendant cette période). L'abattage est effectué à la ferme (abattoir aux nouvelles normes CE).

Une centaine de poulets avaient été ramassés la veille au soir (les poulets sont ramassés pendant la nuit, car ils dorment). J'ai eu pour tâche de couper les ongles et mettre les poulets en épinette.

Précision: l'appellation "poulets" (de Bresse ou non) s'applique indifféremment aux mâles et femelles jusqu'à 4 mois.

L'épinette est une cage en bois dans laquelle les poulets vont passer une 12e de jours. Après trois mois et demi de liberté, les poulets musclés vont se reposer et engraisser un peu. 

L'après midi, j'ai aidé au nettoyage des salles d'épinettes (une pour les poulets et une pour les chapons). Cela demande un peu de muscles. Il s'agit certainement d'une des tâches les plus ingrates, mais cela fait partie du métier!

vendredi, 29 janvier 2010

Bilan 2009

Quel meilleur moment que le mois de janvier pour faire le bilan de l'année passée et dresser des plans pour l'année à venir ? Pourtant, l'exercice n'est pas facile, car il doit être impartial alors que les sautes d'humeurs font pencher la bouteille du vide au plein - et inversement - un peu trop fréquemment à mon gout en ce moment.

Pourtant, aucun regrets : nous sommes toujours totalement conscient de l'énorme chance que nous avons eu d'obtenir cette ancienne ferme. Et nous sommes tout aussi conscient de l'état dans laquelle nous l'avons eu, et des efforts que nous allons devoir fournir pour qu'elle retrouve son éclat d'antan.

Assurément, l'exercice n'est pas facile car nous manquons cruellement d'expérience dans un demi-milliers de domaines (gestion d'entreprise/vente, agronomie/travail du sol, culture/conservation des végétaux, élevage/transformation, machinisme/soudure, etc.) mais le plus important n'est-il pas d'apprendre ?
(Même s'il est plus valorisant de dire à ses voisins "j'ai fait 80 quintaux"* que "j'ai compris pourquoi il ne faut pas passer la herse-étrille n'importe quand"** ;-D !)

Pour être honnête, nous souffrons quand même du regard des autres - même si celui-ci est le plus souvent bienveillant, au pire indifférent - car nous nous sentons bien seul dans notre combat pour préparer l'avenir. Mais cela n'est pas la cause principale de nos sautes d'humeur.

En fait, nous sommes physiquement et mentalement exténués.

Naturellement, nous n'errons pas, du matin jusqu'au soir, l'œil hagard, à travers la maison. Nous sommes encore capable de vaquer à nos occupations, au combien variées, mais nous n'avons plus la réserve d'énergie qui permet d'encaisser les contrariétés sans réagir de manière disproportionnée.

La goutte d'eau qui nous a saturé, si j'omets nos problèmes familiaux qui n'intéressent personne mais qui mettent nos nerfs à rude épreuve et qui grève notre budget temps de manière conséquente, c'est le froid. Quand la température extérieure avoisine les -10°C, ce qui arrive un peu trop fréquemment à mon gout cet hiver, nous sommes obligés d'alimenter le poêle régulièrement pendant la nuit pour empêcher que celle de la cuisine ne descende en-dessous de 12°C.

À ce stade, vous cumulez la fatigue liée au manque de sommeil avec celle résultant des efforts de votre organisme pour lutter contre le froid, ce qui érode rapidement vos réserves. Les travaux quotidiens vous épuisent alors immédiatement et vous ne supportez plus rien. Ce qui est peut-être mal vécu par le chien, qui n'a toujours pas compris qu'il ne doit pas déchiqueter tout ce qu'il arrive à attraper, ou par les chats, qui sont capables de vous débarrasser une table en une seule course-poursuite, mais surtout par les autres membres de la famille...

Du coup, le reste n'a pas beaucoup d'importance. Évidemment, d'ici début mars, il va falloir :

  • semer les céréales de l'année, ce qui sous-entend labourer, herser ou disquer suivant ce qui fonctionnera le mieux, et semer (à la main sauf si j'arrive à trouver un semoir d'ici là),
  • commencer les semis maraichers, d'où la création d'une pépinière (espace protégé du froid mais à la lumière, pour entreposer nos pots de semis) et la nécessité de terminer le montage des tunnels,
  • préparer la naissance des cabris, en construisant un enclos digne de ce nom dans lequel nous pourrons soigner et nourrir "correctement" les chèvres et leurs petits,
  • et, pour Laurence, suivre la formation obligatoire sur l'élevage du poulet de bresse, soit quelques jours de cours, un stage d'une dizaine de jours et un nouveau dossier à réaliser...

Il serait bien, aussi, que :

  • je tire une ligne triphasé jusqu'aux points stratégiques des bâtiments d'exploitation,
  • que nous entreposions correctement meubles, vêtements et autres babioles qui prennent encore l'humidité dans les étables,
  • que je m'organise un atelier pour les travaux "professionnels",
  • que nous construisions un vrai bureau pour pouvoir accéder à toutes les documentations techniques collectées au cours du temps,

et j'en passe.

Pas sûr que nous arriverons à faire tout ça dans les temps....

* Dans notre région, obtenir 80 quintaux (8 tonnes) de blé par hectare correspond à une bonne maitrise (et une bonne année).
(En conventionnel, bien sûr. En bio, réussir 40 quintaux est déjà un bel exploit)

** La herse-étrille est un outil composé de tiges d'acier (de l'épaisseur d'un crayon) montées sur ressorts, que l'on tire derrière le tracteur pour désherber. Le but du jeu est d'arracher la mauvaise herbe sans toucher à la plante cultivée, ce qui est beaucoup plus aventureux que d'épandre un désherbant...

dimanche, 24 janvier 2010

Plaisirs mécaniques

Après avoir fait défricher quelques arpents de terres, nous avons vite compris qu'il nous fallait prendre une décision : soit nous persistons à utiliser les services d'une entreprise et, dans ce cas, il faut passer au niveau supérieur - ce qui sous-entend des coûts de l'ordre de 4000€/ha -, soit nous achetons du matériel et nous nous débrouillons nous même.

La seconde solution étant plus dans notre logique, j'ai acheté un broyeur monorotor et un tractopelle.

Première chez nous, le broyeur est neuf. En effet, notre friche est si dense qu'il est impensable de faire passer le tracteur au travers, d'où l'utilisation d'un broyeur réversible pour me permettre de travailler en reculant. L'idée, quand on utilise un outil d'aujourd'hui alors que l'on possède un tracteur des années 70 (58ch quelques peu poussifs), c'est qu'il faut modérer ses ambitions. Malgré l'achat du plus petit modèle, non seulement le poids est limite, ce qui pose des problèmes d'adhérence des roues avant, mais le moteur souffre aussi quand il doit mettre en rotation le rouleau. Heureusement, la mécanique est efficace et j'arrive assez facilement à pénétrer la broussaille.

Reste à gérer les arbres : d'où une bonne tronçonneuse et le tracto. Naturellement, comme pour le tracteur que je n'ai conduit que 10 minutes avant de tomber en panne (désamorçage du circuit de carburant), j'ai embourbé le dit tracto dès que j'ai voulu lui faire faire le tour des bâtiments.

Il va falloir que je m'habitue au terrain et que je repère les zones spongieuses...

Du coup, j'ai attendu les gelés suivantes mais, cette fois, c'est la batterie qui m'a fait défaut ! Et je n'étais pas en possession d'un chargeur capable d'alimenter une batterie aussi puissante (135ah).

À la tentative suivante, je me suis assez vite aperçu que de tirer sur toutes les manettes secouait énormément l'engin et lui donnait des inclinaisons qui ne m'inspiraient guère. J'ai donc opté pour la prudence et remis l'extraction à plus tard, me contentant d'avoir éclaté un tuyau du circuit hydraulique ...

Il aura donc fallu le passage de Catherine et d'Éric pour que ce dernier, au bout d'une heure et demi d'un combat acharné, arrive à nous déposer le tractopelle sur la terre ferme (en fait, une aire en béton).

Il ne me reste plus, maintenant, qu'à colmater la fuite d'huile du pont (la trappe de vidange n'a pas du apprécier qu'on la prenne pour un soc de charrue), refaire le plein d'huile, et je pourrais enfin m'entrainer au dessouchage !

jeudi, 21 janvier 2010

Visites au paradis

Régulièrement, entre les journées glaciales se glissent quelques journées plus douces et sans vent . Les chèvres peuvent mettre le nez dehors quelques heures. Je les emmène jusqu'à la partie de parcelle qui n'est pas encore défrichée et dont les ronces sont encore couvertes de verdure dont elle raffolent. Le problème c'est qu'elles ont atteint les limites de la parcelle et se sont retrouvée chez le voisin, alors nous devons les surveiller. Elles sortent pendant que Thierry nettoie un chemin à travers "bois" qui nous permettra de poser une clôture pour les chèvre et les poules.

Quand la météo n'est pas favorable, nous leur apportons des ronces à la chèvrerie. Mais ce n'est pas aussi bien, cela engendre plus de bousculades et de coups. J'espère recevoir bientôt les barrières et cornadis pour faire leur "enclos". La distribution pourra alors être plus équitable.

nefer ikare

ronces au chaud

mardi, 5 janvier 2010

Vœux 2010

C'est avec un plaisir certain que Laurence et moi même venons vous présenter nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2010. Nous espérons que celle-ci vous a trouvé en bonne santé et avec des projets plein la tête ! Puisque que les premières années du XXIe siècle sont maintenant largement derrières nous, il est plus que temps que nous relevions enfin les défis que celui-ci nous impose.

De notre côté, notre ferme nous permet de retrouver le plaisir des choses simples, comme celui de rejoindre une pièce éclairée et chauffée quand la nuit et le froid hivernal vous entoure. Être privé d'un confort que beaucoup qualifieraient d'indispensable permet de se souvenir que rien n'est jamais acquis et que la bulle technologique qui nous protège des petits désagréments de notre biotope est bien mince.

Et comme celle-ci se fendille sous l'effet conjugué de la disparition de nos ressources énergétiques et de la transformation inéluctable du climat terrestre, nous serons bien inspirés de doter notre exploitation d'outils rustiques et sobres. Cultiver sans utiliser de produits chimiques et en minimisant l'emploi des énergies fossiles ne semble pas aller de soi dans notre monde occidental, mais c'est pourtant le quotidien de bien des agriculteurs à travers le monde.

Est-ce revenir en arrière que de chercher à s'adapter au futur ? Est-ce complètement stupide que de chercher à partager ses ressources avec ses enfants ? Est-ce totalement impossible de dissocier nécessaire et superflu, bonheur et divertissement ?

Alors que l'échec total du sommet de Copenhague nous montre que la destruction de notre biosphère est encore loin d'être la priorité de l'électorat de nos représentants politiques, il ne me reste plus qu'à souhaiter que celle nouvelle décennie ne nous réveillera pas trop brutalement.

Plantations.

Courant décembre, nous avons fait nos premières plantations d'arbustes.

Des cassissiers: 3 x Andega et 3x blackdown
Des groseilliers: 3 x  Redlake et 3 x Randon
Des framboisiers
1 Caseille
1 vigne cardinale

Et pour l'esthétisme et le parfum:

 2 Budleias,
 2 Chèvrefeuilles,
 2 Seringats

Les arbres fruitiers sont en jauge en attendant de leur trouver un endroit approprié:

 Abricot (polonais)
Pêchers (Flavorcrest et pêche de vigne)
Pommiers (Rouge de Villefort, Belle de Booskop, Winter banana)
Cerisier
Chataignier (Dorée de Lyon)
Néflier
Figuier

Il a fallu protéger nos plantations de l'assaut du chien qui a pris l'habitude de creuser et d'arracher les racines de ronces.

fruitiers

Nos "fournisseurs", Sophie et Denis Rauzier travaillent en bio-dynamie.

samedi, 2 janvier 2010

Une chèvre trop curieuse.

Voilà ce qui arrive lorsque l'on est un peu trop fureteuse. C'est Ikaré qui s'est faite prendre au piège. Il a fallu retirer la porte de ses gonds pour la libérer. ikaré

vendredi, 1 janvier 2010

Noms des chèvres.

Il aura fallu bien du temps pour trouver les noms manquants!

Je souhaitais associer mes deux passions: Chèvre et Égypte.

J'imaginais bien un beau bouc en Ramsès ou Geb (dieu-Terre), mais il s'appelle Charlie, alors il reste Charlie. Il y a aussi Chaussette, appelée ainsi par son ancienne maitresse et qui connait son nom.

Alors j'ai choisi pour mes deux grandes: Nefer (la belle) et Ikaré ( Neferirkare= « Ce que fait le ka de Rê est parfait », pharaon de la VIIIe dynastie) nefer

et pour la petite dernière Enak.

L'équivalent de blanche en "Égyptien" serait hedj.(symbole de la joie et du faste entre autre), mais nous allons continuer de l'appeler Blanchette, je crois.

jeudi, 31 décembre 2009

Montage de la première serre.

C'était au mois de novembre !! Je viens de réaliser que je n'ai toujours pas mis de photos.

Pour commencer: répartition et repérage des éléments:

repérage

Le montage du premier arceau:

1er arceau

Le deuxième arceau:

PICT0187.jpg

Le troisième, quatrième......, le quinzième...et dernier.

fin

Elle fait donc 30 m sur 8 m de large.

dimanche, 27 décembre 2009

Le retour de Marius

Enfin un petit mot sur notre âne préféré: Marius. Nous l'avons accueilli chez nous en 2005, il avait 5 ans. (Pour voir le début de l'histoire: Livre de Marius)

Marius est un âne très doux, craintif devant l'inconnu, mais il nous a accordé sa confiance. Il aime "travailler". Nous avons acheté une petite selle, puis un harnais, un collier. En décembre 2005, il a porté pour la première fois

sortie essai

Le dernier trimestre 2008 et le début d' année 2009 ayant été particulièrement occupés nous n'avions plus beaucoup de temps à lui consacrer. Nous l'avons confié à un ami qui avait déjà deux ânes afin qu'il ne déprime pas, tout seul dans son pré.

Nous ne savions pas encore à ce moment, quand nous le reprendrions. Et puis, il y a eu l'acquisition de la ferme. Nous n'avons pas encore beaucoup de place, mais nous sommes allés le chercher. Il a été absent 9 mois, mais il nous a reconnu.

Il voit les chèvres, mais je n'ai pas encore osé les mettre dans le même enclos, je crains la rencontre avec le bouc. Mais ça devrait se faire tout de même.

samedi, 26 décembre 2009

Post-labours

2 mois après mes premiers labours, que c'est-il passé du côté de notre installation maraîchère ?

En faite, pas grand chose de visible. Dans la foulée des labours, nous avons démonté et ramené le second tunnel mais il nous a fallut nous consacrer à l'évacuation de notre ancienne propriété [C'est une page qui se tourne...], ce qui nous a pris plusieurs semaines. Entre 2 trajets, nous avons quand même réussi à trouver un tractopelle d'occasion et à acheter une débroussailleuse pour le tracteur.

Je n'ai cependant pas eu le temps de les utiliser avant l'arrivée des chèvres [Charlie Chaussette et Cie], qui nous ont obligé à un minimum de préparations pour les accueillir. Ensuite, j'ai profité d'un ressuyage temporaire des terres (les températures de fin d'année sont clémentes mais elles s'accompagnent de beaucoup de pluie) pour les retravailler avant le montage des tunnels.

L'idée était d'obtenir une surface un peu plus plane que la succession de tranchés laissé par les socs de charrue (et les pneus étroits du tracteur !). J'ai donc passé la herse puis les disques et nous avons attaqué le remontage du premier tunnel, qui tient tout juste dans le maigre espace que nous avons gagné sur la friche. Les arceaux se dressent maintenant fièrement au milieu de nos 40 ares (4000m²) mais vont devoir attendre que nous achetions le reste du petit matériel (fils métalliques de maintien, tirefond, films). Ce qui risque de prendre un certain temps car il va nous falloir encore faire un dossier si nous voulons bénéficier d'un prêt...

L'hiver se profilant sérieusement, j'essaye de regrouper l'activité "recherche de bois de chauffage" avec celle de "défrichage". Dans mon esprit, il serait en effet dommage d'être obligé d'acheter du bois alors que nos parcelles en sont recouvertes. Malheureusement, le bois de chauffage doit avoir séché au moins une saison avant d'être brulé, ce qui m'oblige à me tourner vers les arbres morts. Défrichage du voisinage du tronc, tronçonnage, fendage, débardage, sont donc au programme dès que le temps est clément.

La morte saison est aussi synonyme de propositions de réunions d'information de la part des acteurs de la filière maraîchère. Filière balbutiante pour le moins, le maraîchage n'étant pas une activité très développée dans notre région. Heureusement, l'engouement pour le bio incite même la Chambre d'Agriculture à s'intéresser aux petits exploitants que nous sommes, ce qui nous permettra peut-être de bénéficier de conseils techniques dans notre domaine.

En attendant, le SEDARB (Service d'Eco-Développement Agrobiologique et Rural de Bourgogne), instance locale mise en place par les GAB (Groupements d'Agriculteurs Biologiques) [voir Réseau bio en Bourgogne], s'étoffe et essaye de répondre aux besoins si spécifique de ce mode d'agriculture. Espérons que, parallèlement à la structuration des services "salariés", un réseau d'échange entre fermier se mettra en place...

samedi, 19 décembre 2009

Copenhague

Alors que le sommet de Copenhague vient de nous démontrer que la grande majorité des hommes n'a toujours pas pris la mesure des périls climatiques qui nous attendent, il me semble important de réagir en créant cette nouvelle rubrique.

Pourtant, à l'heure où j'écris ces quelques lignes, je dois avouer que je ne sais pas encore comment je vais organiser celle-ci. Il faut dire que j'ai déjà réalisé, il y a maintenant plus de 5 ans, un dossier conséquent sur le dérèglement climatique et que j'estime en avoir assez fait. Ceci dit, ne pas réagir publiquement à la catastrophe que nous venons de vivre alors que j'en ai la possibilité, même modeste, me donnerai l'impression de ne pas aller au bout de mon combat...

vendredi, 18 décembre 2009

La neige arrive !

13°C dans la cuisine/pièce à vivre/atelier ce matin. Si le froid se maintient (-7°C sous abris prévu pour dimanche), nous allons devoir organiser un rechargement du poêle en cours de nuit...

Le petit plus de la nuit dernière, c'est le beau manteau blanc qui recouvre toute la ferme. Du coup, pas de ramassage scolaire pour les 2 filles, qui sont quelque peu désappointées de ne pas pouvoir profiter de la dernière journée d'école : la distribution des petits cadeaux prévue devra donc attendre la nouvelle année...

Pour le garçon, la fin d'année a été encore plus précoce. Il faudra prévoir de rattraper les absences, mais cela est bien peu de chose comparé à l'évolution de son mental. Nous savons d'expérience que nous ne sommes qu'au début de la normalisation et que celle-ci sera longue et difficile, mais depuis qu'il a accepté son état, nous voyons enfin les choses bouger...

La neige limitant nos sorties au stricte minimum (nourrir les animaux, s'alimenter en bois), le manque d'espace intérieur m'oblige ;-D à renouer avec mon ordinateur. Du coup, j'espère avoir l'occasion d'alimenter quelque peu ce blog. Sauf si nous décidons d'aller façonner toute cette neige, en piste de luge, en bonhomme de neige, voir en igloo !

lundi, 7 décembre 2009

Elevage officiel.

Lorsque l'on possède des animaux tels que les caprins ou moutons, ...il faut les déclarer à la chambre d'agriculture. Ceci même lorsque l'on n'est pas agriculteur. La CA nous envoie alors un Numéro d'élevage officiel. Nous avons le 71 206 015 et le numéro de marquage est le 499682. Les boucles des chèvres ressembleront à ça :

boucle

dimanche, 6 décembre 2009

Charlie, Chaussette et Cie

Les voilà installés à la Frette depuis près de trois semaines (le 18 novembre). Charlie, le bouc, Chaussette et ses quatre copines viennent d'un petit élevage familial dont le propriétaire souhaitait se séparer, faute de temps pour s'en occuper. Fin octobre, nous sommes allés les voir et les trouvant en parfaite santé, nous avons décidé de les adopter.

Nous avons vidé et nettoyé une des pièces destinées à l'élevage. chevrerie

Nous leur avons aménagé un parc temporaire pour qu'elle profite des derniers beaux jours de l'automne. parcours

Et voilà, début novembre, Didier L. s'est arrangé pour nous amener nos six nouveaux pensionnaires:

charlie

Charlie, le bouc très câlin et très odorant!

L'inévitable Blanchette (pas original le nom, mais facile à retenir) et Bébé, qui n'a pas encore de nom (née en 2009 son nom doit commencer par E...)Blanchette et bb

jolie

Il nous manque donc trois noms, pas question de les appeler N°5 ou N°6, chiffres qu'elles portent aux oreilles!

samedi, 21 novembre 2009

Achèvement

Dans le petit monde qui est le notre, le mois de novembre 2009 restera celui de la transition.

Tout d'abord parce que Laurence a eu ses 40 ans.

Sans vouloir préjuger de sa destinée, on peut raisonnablement penser que cet âge est une époque charnière de sa vie. En tout cas, c'est la limite administrative qui sépare les "jeunes" agriculteurs des autres, ce qui a conféré à notre installation ce niveau d'adrénaline qui permet de vivre des journées plus intenses.

Du coup, nous avons traversé ces 6 derniers mois dans un état de tension quasi-permanent, obnubilé par cette date butoir avant laquelle nous devions absolument avoir répondu aux multiples critères imposés par la législation. Cet anniversaire aura donc toujours un gout particulier, même si nous ne l'avons pas fêté comme il aurait dû l'être.

Ensuite, parce que nous n'en avions encore pas fini avec les derniers documents à rendre pour la veille, que nous devions entreprendre de vider notre ancienne propriété.

La bonne nouvelle, c'est que la maison est vendue, ce qui tranquillise notre partenaire financier (c'est vrai que ça sonne mieux que banquier, n'est-ce pas Olivier ;-D ?) et nous permet de ne plus nous préoccuper de rentabiliser ce bien (trouver un locataire ou en faire un gîte). La mauvaise nouvelle, c'est qu'il nous a fallut vider plus de 300m² d'habitation (caves et greniers inclus) et peut-être autant de dépendances. Et quand vous en avez entassé depuis une bonne quinzaine d'années (au départ, nous pensions transmettre tout ça à nos enfants), au final cela donne plusieurs dizaines de tonnes à déplacer et bien des souvenirs à remuer...

A l'heure actuelle, il ne nous reste donc plus grand chose de notre vie précédente, si ce n'est le regret qu'elle n'ait pas été viable. Il est donc grand temps que nous nous consacrions à la construction d'un monde soutenable, sans attendre celui que nos gouvernements mettront en place. Car le temps n'attend pas et il nous faudra bientôt affronter les conséquences de nos dérives passées.

Heureusement, nous sommes déjà entrés en résistance : nous avons planté des topinambours !

mercredi, 18 novembre 2009

C'est une page qui se tourne...

C'est la phrase que j'ai entendue à plusieurs reprises la semaine dernière..

Nous avons signé la vente de notre maison et les nouveaux propriétaires ont reçu les clés. Pour nous la page est tournée. Fini les trajets en Côte d'Or....nous voici définitivement installés dans notre nouvelle maison. Bon, c'était déjà le cas depuis la rentrée scolaire, mais maintenant, je prends conscience plus vivement du virage que nous avons pris.

Tant de souvenirs restent là-bas ! Tant de souvenirs à se créer ici!

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