Butine - Le Blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Bienvenue sur le blog de Butine !

Cet espace est dédié aux informations relatives à la vie quotidienne du projet Butine.

  • Pour des explications générales sur le concepte Butine, vous pouvez vous rendre sur Butine - La Vie.
  • Pour des détails sur notre installation physique, allez sur Butine - La ferme.

lundi, 27 mars 2017

Contrôle

Le juge commissaire J.K. ordonne la désignation de Mme Meyer aux fonctions de contrôleur.

Qu'est-ce qu'un contrôleur?

http://www.greffe-tc-lyon.fr
Le contrôleur est un gage de la transparence des procédures. En effet, c’est un auxiliaire appelé à y intervenir, sans être pour autant un professionnel de la procédure collective.
Le contrôleur  est un créancier nommé par le juge commissaire pour l’assister dans sa mission de surveillance de l’administration de l’entreprise et pour assister le représentant des créanciers dans ses fonctions.

Extrait de parabellum.pro:

"Il a pour mission d’assister le représentant des créanciers ainsi que le juge commissaire mais aussi de défendre l’intérêt collectif des créanciers. Tout créancier peut se faire nommer contrôleur, à sa demande.

Le contrôleur a des pouvoirs importants : 

  • possibilité de demander la clôture de la période d’observation ou le remplacement d’un des organes de la procédure ;
  • droit d’obtenir la copie de documents relatifs à la situation de l’entreprise ;
  • droit de consultation sur les principales décisions ayant un impact direct sur le sort du débiteur (prolongation de la période d’observation, cession de l’entreprise).
 Le Code de commerce l’autorise aussi à engager un certain nombre d’actions en justice.
 
Il peut d’abord mener toute action utile à l’intérêt collectif des créanciers, en cas de carence caractérisée du mandataire judiciaire. L’article L 622-20 du Code précise que cette action peut être engagée par « tout créancier nommé contrôleur », y compris donc un créancier agissant seul.
 
Il lui est possible, ensuite, d’engager des actions visant à faire sanctionner le débiteur (condamnation au paiement des dettes sociales, demande de prononcé d’une mesure de faillite personnelle, constitution de partie civile en vue de poursuites pour banqueroute). Ces actions étant d’une certaine gravité, le Code de commerce les soumet à une condition de majorité simple, ce qui impose qu’au moins deux contrôleurs aient été nommés. A défaut, si la procédure ne compte qu’un seul contrôleur, son action est irrecevable, comme le rappelle l’arrêt de la Cour d’appel d’Angers.
 
La fonction de contrôleur permet donc de disposer de pouvoirs importants. Pour renforcer un peu plus ces droits, le contrôleur a aussi tout intérêt à se grouper avec un autre créancier, nommé lui aussi contrôleur, pour disposer de la majorité lui permettant d’intenter l’intégralité des actions à sa disposition.


Rédigé par Gersende Cénac le Lundi 21 Octobre 2013

dimanche, 12 mars 2017

Balade

Tout le monde va bien.

Les mamans sont attentives. Même Lucie, qui refusait de laisser boire sa petite, la laisse désormais téter.

La fromagerie est repartie. Première livraison à la biocoop effectuée et bientôt petit marché local.

Retour de balade: malgré les siestes au soleil, en fin de journée, tout le monde s'écroule de fatigue.
P1050627.JPG

dimanche, 12 février 2017

Bébés 2017


Dimanche 5 février: Anouk

Anouk_5_fevrier.JPG


Première toilette...

Mardi soir, nous avons du appeler le vétérinaire pour Mya. Impossible de sortir le bébé trop gros (un p'tit gars).

Mercredi matin, juste avant mon passage à la chèvrerie, Lilou avait mis bas d'un petit mâle et une femelle.

Un bibi entre cabris...


Toutes les mamans et les bébés vont bien.

Ajout du 11 février

Inspection de la chèvrerie à 6h. Ce matin c'est le tour de Lucie. C'est déjà mal commencé, puisque se présentent une tête en trois pattes :(

La deuxième tête est tout près. Il faut donc repousser les pattes et la tête de bébé numéro deux trop pressé et trouver la deuxième patte de numéro un. Ma Lucie est très courageuse. On y est arrivé! mais seule une des deux filles est vivante.

Comme l'année dernière, Lucie ne s'occupe pas de sa petite. Je la sèche. Lucie refuse de la laisser téter. Bien que la petite fasse 3,5 kg, elle est assez faible ce soir et refuse de boire.

Deux naissances difficiles sur 4, j'espère que ça ira mieux pour les prochaines....

Ajout du 12 février

La petite de Lucie a passé la nuit vers nous. Elle a eu bien chaud et a enfin mangé (tétée à 2h du mat, ça rappelle des (vieux) souvenirs).

Retour à la chèvrerie ce matin : Lucie ignore sa fille, mais ne la rejette pas.

P1050525.JPG

9h00 Molie est au travail.

P1050530.JPG

10h45 un beau gros mâle

Ajout du 13 février

Comme d'habitude, une petite visite à 6h00 pour voir si tout va bien. Tara est déjà bien avancée.
A 7h00 le deuxième bébé se présente. Deux beaux garçons qui sont passés, "comme une lettre à la poste" =).
P1050555.JPG

Ça fait 9 bébés pour le moment. Il reste Sethi, Nefer (pas sûre qu'elle soit pleine), Mâat, et Bella qui montre les premiers signes.

Ajout du 14 février

Bella a mis bas hier midi.
Travail très long. Le premier bébé est arrivé vers 11h30. Le second a tardé un peu et il est arrivé, la tête en premier :(
Il m'a fallu le repousser  et aller chercher les deux pattes avant. Heureusement que c'était le deuxième, il y a avait plus de place et pas de risque de se tromper de pattes. Finalement, tout fini bien.
P1050567.JPG

Sur 11 bébés, nous avons trois femelles.

Ajout du 15 février

Hier en fin d'après midi, Mâat a mis bas...au pré. Heureusement que les bébés étaient braillards et que j'ai entendu ces bruits suspects de loin. Deux petites filles très énergiques.


Ajout du 20 février

Sethi a mis au monde deux jolies filles le 17 février.


Toute la petite troupe ( 15 bébés: 7 femelles et 8 mâles) pourra bientôt aller au pré avec les mères.

jeudi, 17 novembre 2016

Fin du partenariat avec l'AMAP les Butineurs

Jeudi 10 novembre 2016 a eu lieu notre dernière distribution de produits bios et fermiers aux membre de l'AMAP les Butineurs. C'était notre 289ième distribution...

Difficile de mettre un terme à 5 ans de partenariat mais, malgré bien des sacrifices pour nos ressources, tant financières qu'humaines, nous n'avons jamais réussi à insuffler l'esprit militant nécessaire au développement d'une prise de conscience citoyenne.

Et je ne parle même pas de notre combat personnel contre le réchauffement climatique - qui semble être une catastrophe hors de portée de la perception humaine - mais simplement d'une vision sociétale privilégiant la paysannerie à l'industrialisation capitaliste.

5 ans à avoir défendu la vision de l'AMAP face au banal groupe d'achats pour ne déboucher que sur de simples contrats commerciaux : le goût de l'échec est amer mais il doit être accepté. Heureusement, nous garderons de solides liens avec quelques familles partisanes...

Mais, comme nous l'avons toujours dit et répété (lire l'article du 8 novembre 2010 : Partager), nous n'avons pas changé de vies pour le plaisir de cultiver des légumes. La ferme et l'agriculture biologique ne sont que des outils pour nous préparer au réchauffement climatique. Et si la société civile n'est pas réceptive à cette démarche, nous nous recentrerons sur des activités que nous pouvons mener seuls.

Et elles ne manquent pas :) !

Nous devons encore apprendre à gérer nos semences, à conserver et transformer nos légumes, à développer une pharmacopée fermière digne de ce nom. Nous devons aussi continuer à développer l'utilisation de l'énergie issue de la biomasse. Pour l'heure, nous ne maîtrisons que notre chauffage mais nous avons des projets sur le biocarburant et sur le biogaz.

Mais l'écologie n'est pas tout et nous souhaitons aussi profiter du formidable potentiel de la ferme pour reprendre notre accueil social.

Cette fois, l'idée n'est plus simplement de parrainer un jeune hollandais à la dérive, même si nous restons en étroite relation avec l'association Clé de voûte, mais de nous professionnaliser en nous labellisant Accueil social paysan.

En plus d'un hébergement qui devra permettre la prise d'autonomie, nous utiliserons le lien à la terre et au vivant comme support éducatif pour accueillir ces personnes dans un espace-temps différent, dans l'espoir de les aider à reprendre pied...

Ne pas avoir réussi à initier un mouvement citoyen ne doit pas nous détourner d'assister notre prochain :)

vendredi, 4 novembre 2016

Tout le monde

Après "le jour d'après" interprété par Chimène Badi, il y a 12 ans . Aujourd'hui je ne crois plus à la touche d'optimisme de la fin de chanson.

Mais j'ai été touchée par

Tout le monde dont voici un extrait de la chanson de Lynda Lemay (album Décibels et des silences)

Et tout le monde savait bien que le ciel serait changeant

Oui tout le monde craignait le mauvais temps

Engourdi de sommeil, le monde  dans l'hôtel

engourdi de soleil, écoutait les nouvelles

il y avait des images de glaciers qui pleurent

et de piteux grand nord en ????

Engourdit de sommeil, vacanciers d'abord

engourdit de sommeil, évitant les efforts

le monde est resté là dans son petit confort et sans lever le petit doigt

Et tout le monde savait bien que le ciel serait changeant

Oui tout le monde craignait le mauvais temps

Oui tout le monde savait bien que le ciel serait méchant

Oui tout le monde craignait le mauvais temps

Mais pas encore assez pas encore encore  assez conscient

mais pas encore assez, assez pour y dépenser son argent

Non pas encore assez pour penser à l'avenir de ses enfants

.........

Et tout le monde sait encore que le ciel sera changeant

oui tout le monde a peur du mauvais temps

oui tout le monde sait encore que le ciel sera méchant,

Mais tout le monde s'réveillera t-il à temps?

mardi, 25 octobre 2016

Un pas en avant, deux pas en arrière...on repart.

Pas facile de trouver des solutions.

Suite aux agissements de notre aigrefin, comment reprendre  les travaux? Il est clair que le budget prévu est plus que dépassé.

De plus, nous pouvons faire une croix sur le crédit d'impôt....

Mais nous devons remettre le chauffage en route et pour cela faire les enduits des murs.

Nous avons eu la chance de rencontrer des gens remarquables: M.Michaud, de l'entreprise BIONABAT qui nous a recommandé un artisan de confiance, de l'entreprise Intérieur chanvre.

Alain est venu très vite, nous a fait une devis rapidement et nous avons donc fait confiance à ce nouvel artisan,

(Un autre artisan était venu fin septembre, conscient de l'urgence des travaux....nous attendons toujours le devis).

A ce jour, les enduits sont terminés, et nous n'avons pas encore reçu de facture, même pas payer un acompte, la confiance à double sens....;)

Voici quelques photos

Le début des travaux en avril par notre faisan:

Plafond porteur

P1040999.JPG

Pose du part-vapeur, qui s'avère n'être qu'un papier kraft en fait, pas adapté et non conforme au matériaux proposé sur le devis.

P1050013.JPG

Armature bois pour les sous pente et montage des murs en béton de chanvre.

Plusieurs professionnels constatent que les tasseaux utilisés pour les sous-pentes sont d'épaisseur bien trop faible  pour supporter le poids de l'isolant et du parement en lambris.

P1050018.JPG

Montage du mur en béton de chanvre banché. Ce mur ci, côté sud, est déjà désolidarisé du mur.

Avant de faire l'enduit, il a fallu poser des chevilles.

P1050344.JPG

Ensuite, tous bois restant dans le mur aurait provoqué des fissure dans l'enduit, d'où la nécessité de poser un maillage sur toute la surface.

P1050041.JPG

Les conduits de cheminées n'ayant pas été isolés, nous avons dans l'urgence construit une structure métallique et fermé avec des panneaux de fermacell (normes anti feu) puis isolé le conduit avec de la perlite.

P1050311.JPG

P1050335.JPG

P1050332.JPG

Alain et Sylvain ont posé un gobetis d’accrochage avec trame, puis un enduit chaux chanvre de deux cm d'épaisseur.

P1050345.JPG

P1050349.JPG

Il faut maintenant attendre le séchage complet pour que le plombier puisse intervenir.

Bientôt...photo après nettoyage ;)

vendredi, 14 octobre 2016

Le Mini Gite

...........................................Article en cours.................................................

Quelques photos de la rénovation du futur gite:

Ca, c'était en 2012: isolation et création de la mezzanine.

P1010103.JPG

P1010104.JPG

P1010153.JPG

P1010156.JPG

Cette pièce a été longtemps utilisée telle quelle, comme bureau et chambre.

Et depuis l'hiver dernier, nous la transformons en gite:

Installation d'une douche italienne:

Coin cuisine et évacuations:

P1050249.JPG

La mezzanine devient une chambre: enduit des murs et plancher en chêne et rambarde bien solide;):

Pose du carrelage sol.

Finitions

Électricité.

dimanche, 25 septembre 2016

Un pas en avant, deux pas en arrière

Depuis que nous avons acheté notre ferme, nous avons travaillé dur, fait des sacrifices. Nous nous sommes battus pour un idéal.

Après 6 ans, épuisés et déçus, nous avons décidé de faire une pause. Faire le point sur notre projet. Comment le réorienter pour qu'il devienne un jour viable et vivable.

Nous avons fait le choix d'une nouvelle diversification: l'accueil social.

Nous avons déjà eu quelques expériences d'accueil avec des jeunes hollandais.

Désormais, ce que nous souhaitons développer serait plutôt basé sur des accueils en séjours courts (quelques jours à quelques semaines).

Pour cela, nous avons fait deux choix:

1. Isoler les combles afin d'utiliser l'espace disponible à l'étage et libérer les pièces du rez de chaussée. Ces pièces, seraient destinées à l'accueil de personnes jeunes et/ou dépendantes.

2. Aménager un mini-gite , labellisé Accueil Paysan Social, pour accueillir soit des vacanciers en quête de ressourcement, soit un public "fragilisé" mais autonome, nécessitant une présence ou un accompagnement non permanent.

J'ai délégué les travaux de maraichage à Thierry pour me consacrer aux travaux du gite. Il va bientôt être terminé et je vais profiter de l'hiver pour suivre quelques formations liées à l'accueil social et faire les démarches de labellisation.

Pour l'étage, les choses sont plus compliquées.

Le travail et l'investissement sont importants. Nous avons choisi un artisan "local", travaillant avec des matériaux naturels.

Nous avons signé un devis pour isoler les murs en béton de chanvre, les rampant de toit en fibre de bois, et le plafond en ouate de cellulose. Finition lambrissé (bois du Jura) . Pour moi, la réalisation d'un rêve.

Bien que les travaux aient démarré avec beaucoup de retard, nous aurions du occuper les lieux avant l'été.

Mais d'absences en retards, le chantier a été abandonné en juin.

En juillet, la société s'est déclarée en cessation de paiement, en août en liquidation judiciaire (tout cela sans nous tenir au courant bien sûr!).

D'après le rapport d'expert réalisé le 1er septembre, la société maison naturelle de Bourgogne, dont le gérant est M.Bedel, nous est redevable de 9600 euros! (créance déclarée au liquidateur et acceptée).

Mise à part cette perte d'argent, qui remet en cause nos choix et l'avenir du projet (il va falloir tout faire par nous même), je suis particulièrement blessée par la situation.

Nous avons accordé notre confiance à une personne avec laquelle nous pensions partager des valeurs écologiques et morales et nous réalisons que chaque mot, chaque promesse n'était que mensonge, boniments, manipulation.

Nous sommes impuissants face à la société en liquidation qui n'a pas les moyens de nous rembourser, mais nous ne sommes pas inactifs pour mettre le responsable (qui se débrouille tout de même pour continuer à travailler avec l'association le Queirau) face à ses responsabilités.

Pour la première fois de ma vie j'ai ressenti de la haine. Aujourd'hui la colère me galvanise. ¨Peut être pour plus tard l'apaisement...plus tard.

lundi, 28 mars 2016

La belle vie....

Juste pour le plaisir, encore quelques photos des biques et des bébés.

vendredi, 26 février 2016

Découverte de la vannerie.

Photos réalisées par Claudine lors de la formation:

Écoute, concentration, application....

Et article dans le journal local:

http://www.leprogres.fr/ain/2016/02/20/les-agriculteurs-s-initient-a-la-vannerie

L’Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural (Addear) organise des formations en réponse aux attentes des paysans.

Durant deux jours, sept agriculteurs s’initient à la fabrication de panier en osier des haies, à la Maison de Pays en Bresse, sous la responsabilité de Roger Servignat, entouré de Joseph Calland, Jean Paccard et Joseph Perdrix.

« L’osier se coupe de novembre à janvier, exclusivement en lune dure, pour la conservation des paniers par la suite, sinon les paniers se déliteront en poussière, explique Roger Servignat, passionné de vannerie. L’osier doit être conservé au frais, à l’ombre de la lumière du soleil et de la lune.

En février, l’osier est à point pour être utilisé, tout en ayant séché, il garde sa souplesse pour être tressé sans se casser. C’est cet osier vert que j’utilise pour les stages. Quand je fais un panier, j’utilise souvent de l’osier séché que je recouvre de 5 cm d’eau dans une bassine, pendant un mois en hiver, ou seulement huit jours en été pour le réhydrater avant de le travailler. Les paniers sont alors plus résistants. »

Chaque stagiaire repart avec son propre panier, réalisé en 14 heures de découverte. Le vœu de Roger Servignat ? « Que chacun s’engage à perpétuer les traditions de la vannerie, le soir à la veillée. »

les-gestes-de-roger-servignat-photo-jacqueline-demure-.jpg

samedi, 20 février 2016

Visites aux cabris

Quelques photos envoyées par nos visiteurs.

mercredi, 17 février 2016

Assemblée générale de l'AMAP les Butineurs

Rendez vous a été pris à maison de quartier jeudi 11 février pour l'AG de l'AMAP.

01.JPG

Beaucoup d'AMAPiens sont présents pour aborder la nouvelle saison et l'avenir de la ferme.

12.JPG

 Thierry et moi avons été très touchés par le magnifique panier garni confectionné par l'ensemble des AMAPiens: confitures et gâteaux maison, thé, aromates,vin, jus de fruits, ...

02.JPG

Wouahou!! Ce geste nous va droit au coeur.

MERCI!

P1040751.JPG

P1040752.JPG

P1040755.JPG

Un petit article dans le JSL:

REDUCT_JSL_du_15_02_2016_AG_du_11_02_-_Copie.jpg

Sauf que, quelques "petites erreurs":

"Vingt adhérents" présents sur les 38 familles,

Jeudi pas vendredi

"Depuis plus d'une dizaine d'année"----> depuis Plus de 6 ans

Distribution le Jeudi et non pas le mardi.

De fin mars à mi Novembre, pas septembre :/

dimanche, 7 février 2016

Naissances 2016

Dimanche 7 février.

Toujours pas de bébé ce soir. Je pensais voir les premiers  dès mercredi, mais pas d'urgence....

Tout le monde va bien, même si certaines commencent à avoir du mal à se lever.

Mardi 9 février.

Première visite à la chèvrerie à 6H00.

Ma Lilou a mis bas depuis peu, car bébé n'est pas encore sec. Je n'ai pas voulu l'ennuyer donc, vite fait, j'ai cru voir une fille.

Je vais chercher un peu de foin frais pour mettre tout le mode au sec, et Thierry me dit:  "il y en a un autre!" non, c'est pas dans la norme ça: une primipare ne doit avoir qu'un bébé. Et ben si!

Numéro 2 ne vient pas facilement: il manque une patte (normalement le bébé sort deux pattes en avant et la tête posée dessus).

Je dois voir comment se positionne la patte.Comme elle a l'air d'être bien dans le prolongement du corps, je tente d'aider Lilou en tirant doucement sur babichou. Et le voilà! Ouf pas besoin de véto.

(Photos au flash, mais naissance à la lampe frontale ;)):

On remarquera l'emprunte génétique de papa! (ici en train de faire le pitre sur le mur de séparation)

P1040670.JPG

------------------------------------

Bonne question Edwige ;) ce sont deux magnifiques petites filles qui tentent déjà les cabrioles!  3,8 kilos et 3,6 kilos ce soir.

Mercredi 10 Février

Les naissances se sont succédées ce matin.

D'abord Molie, à 9 heures. Comme une lettre à la poste, une fille.

P1040703.JPGP1040705.JPG

Suivie D'Ikaré, une fille

puis Anouk, avec beaucoup de mal, une grosse fille

P1040725.JPG

puis Ikaré, son deuxième, le premier mâle de l'année.

P1040718.JPG

Tous ces petits sont vifs et affamés !!

Je ne prends pas beaucoup de risque en disant que Nefer ne devrait pas tarder:

P1040690.JPG

Jeudi 11 février

Encore avant le levé du jour, Lucie , une chevrette de l'an dernier, fille de Nefer, a mis au monde 2 bébés (un mâle,une femelle).
La maman a refusé de s'occuper de ses petits, ne les a pas léchés.
Mais maintenant elle commence a accepter la têtée....

Vendredi 12 février

Comme d'habitude, petite visite à la chevrerie à 6h00.
J'arrive juste pour voir Nefer perdre les eaux. J'ai le temps de prendre un petit café avant que les choses commencent.
Retour à la chevrerie, je vois que Bella a perdu les eaux. Alors, je me dis , tiens, je me suis trompée, ce n'était pas Nefer. Bon, à la lampe de poche, j'ai une excuse ;). Je vais donc voir Nefer. Et bien non, je ne me suis pas trompée. La mère et la fille ont décidé de se mettre au travail en même temps !
P1040731.JPG
Tara semble tourner en rond aussi.

Bon, le jour se lève.

Nefer, Bella et Tara commencent à se mettre à l'écart, à chercher un coin tranquille.

Tara est la première:une fille.
P1040735.JPG
P1040739.JPG

Pour la suite, ça se corse.
 Il est plus de 10h, Nefer a de nombreuses contractions, mais le bébé ne veut pas venir. Enfin, des pattes apparaissent, puis une tête....mais malgré les effort, rien de plus.
Je dois aller voir ce qui se passe. Comme pour Tara l'an dernier, les deux bébés se présentent ensemble à la sortie. Je sens un méli mélo de pattes et deux têtes, mais qui est a qui ? Je n'arrive pas à repousser un bébé pour sortir l'autre, donc appel au véto, qui arrive une demi heure plus tard et démêle tout ça en moins de deux minutes =) ! Ouf, ma pauvre maman a été très courageuse et prend soin de ses petits (deux mâles).
P1040744.JPG

Pour Bella, toujours rien. Nous voyons pointer une tête, sans les pattes. Puisque le vétérinaire est là.....il va travailler encore un peu.
P1040742.JPG
Finalement: un fille et un garçon.
P1040748.JPG

Une journée bien remplie...

Lucie et Lilou n'ont pas assez de lait pour leurs deux petits, donc, elles ont un complément au biberon.
Les autres se débrouillent bien.
Il faut nourrir toutes ces jeunes mamans, donner de l'eau dans toutes les loges (petits enclos temporaires pour que chaque maman passe ses premières 24 heures sans être dérangée et qui nous permet de bien voir comment les bébés se portent). Habituellement, les naissances se succèdent, et il n'y a qu'une loge, mais là, nous sommes allés jusqu'à 4 en même temps.

Demain, j'essayerai de prendre le temps de faire des photos un peu plus rigolotes des bouts d'choux qui jouent ensembles.

(Allé, Cyann, à toi de faire les comptes, moi, je suis larguée là! ;)

Samedi 13 Février

Journée mouvementée avec Aude et Bella qui se battent pour retrouver leur place dans la hiérarchie.
Il a fallu les sortir pour qu'elles puissent régler leurs comptes dans plus d'espace et sans risquer de blesser quelqu'un.
P1040779.JPG
P1040782.JPG



et aussi



Fin de journée, mise bas de Sethi, un mâle, une femelle, pour un total de 15 petits!
P1040792.JPG

Mise à jour du 15 mai 2016
Nous attendions la dernière mise bas pour le 14 mai. Mais Aude n'était pas bien grosse.
Sa  respiration haletante, et puis sa mamelle qui gonfle un peu,  étaient un bon présage malgré tout. Et puis plus rien.
Aude a avorté hier soir. Le bébé devait être mort depuis plusieurs jours (quand la mamelle a cessé de grossir).
Ma biquette retrouve bon appétit et ne semble pas avoir de complications. A surveiller...

samedi, 2 janvier 2016

Voeux 2016

Bonne et heureuse année à toutes et à tous :) !

Comme le veut la tradition, Laurence et moi venons vous présenter nos meilleurs vœux pour 2016.

Que cette nouvelle période vous trouve et vous garde en bonne santé, pour vous permettre de profiter pleinement de vos proches et faire progresser les projets qui vous tiennent à cœur.

Quelque soit notre vision du futur, une chose est sûre : le temps nous est compté.

Quid est hoc pro aeternitate ?
(Qu'est-ce que ceci, au regard de l'éternité ?)

Tout au long de mon existence, j'ai été séduite par tout ce qui glisse et fuit d'une fuite éternelle. J'ai été fascinée par tout ce qui, telle l'écume, brille de reflets tentateurs et illusoires. C'est quelque chose, tout de même, que cette formidable énergie que nous déployons pour tenter de remédier au formidable vide, à l'insensé, au manque, en nous livrant corps et âme au flux et reflux du plaisir, dans une fuite perpétuelle hors de nous même ! C'est terrible, parce que c'est vain et voué à l'échec. Telle l'écume, le plaisir disparaît sitôt que son objet est saisi. Ainsi, l'insatisfaction creuse en nous, encore et toujours plus profond, son sillage d'amertume. Tout nous échappe, et nous-même avec, car tous nous allons mourir. Fondamentalement, c'est pour oublier la mort que nous nous divertissons. Nous sommes plongés dans un néant : tout fuit, et nous aussi.

[Sœur Emmanuelle - "Vivre, à quoi ça sert ?" (Flammarion)]

À nous, donc, de rechercher les bonnes perspectives, de nous interroger sur nos échelles de temps et de valeurs, de prendre le recul nécessaire à la bonne interprétation de nos désirs, de réordonner les échelons nécessaires à notre épanouissement et à une certaine plénitude...

Dans une société matérialiste et chronophage - qui nous propose de toujours chercher à avoir plus, et plus vite, sans pour autant nous autoriser à nous sentir enfin rassasiés - il n'est pas facile de réintroduire des espaces de spiritualité dans son quotidien. Pourtant, un peu de lectures, de réflexions, voir de méditations, permet de nous réapproprier le temps qui passe et nous invite à réfléchir à notre rôle dans l'existence.

Sans aller jusqu'à la retraite ou au jeûne, prendre du temps, profiter des jours fériés ou des commémorations pour réinterpréter sa productivité quotidienne au profit de la communauté, ou d’un autre rapport aux autres, redonne un horizon à sa vie...

samedi, 10 octobre 2015

COP 21 (messages aux AMAPiens)

[extrait du courrier du 30/08/2015]

Bonjour à toutes et à tous, [...]

En attendant, puisque l'année 2015 semble très très bien partie pour devenir la plus chaude jamais enregistrée, et que nous sommes maintenant à moins de 100 jours du début de la COP21, il me semblerait pertinent de faire un petit état des lieux de la transformation en cours de notre planète. Peut-être à partir de la semaine prochaine ? [...]


[extrait du courrier du 06/09/2015]

Bonjour à toutes et à tous, [...]

Le rafraîchissement de cette semaine nous rappelle que, malgré la sécheresse et la canicule passées, la France n'est pas trop mal lotie (et que je ne dois donc pas trop me plaindre !), comme le montre les prévisions saisonnières de Météo-France ci-dessous :


Figure 2 : Probabilité d'anomalies de température prévues pour le trimestre prochain (septembre-octobre-novembre) par la moyenne des modèles de l'ensemble EUROSIP (Météo-France, Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme, Met Office, National Centers for Environmental Prediction). Du bleu clair au bleu foncé, les zones où les températures devraient être inférieures à la normale. Du jaune au rouge, celles où elles devraient être supérieures à la normale. En blanc, les zones où aucun scénario chaud ou froid ne prédomine (le scénario normal prédomine ou les 3 scénarios sont équiprobables).

Il est fréquent de signaler que les pays en développement seront les premiers touchés par les caprices du climat mais je pense qu'il n'est pas inutile de rappeler que, pour une fois, nous sommes tous égaux face aux retombés planétaires de ces changements.

Je vous ai parlé, il y a déjà quelques semaines, du problème de la sécheresse en Californie et des risques de feu de forêts. Cet état de 424 000 km² (soit les 2/3 de la France) pour 39 millions d'habitants (densité de 92 hab/km² contre 99 pour la France) a vu partir en fumé cette année 29 000 km² (soit la surface de la Bourgogne) et est encore loin de maîtriser les incendies en cours (voir Le Monde : Californie : l'armée appelée en renfort pour combattre les incendies).

Mais la sécheresse n'entraîne pas que des feux de forêts. En se rétractant, le sol commence par occasionner des fissures aux habitations (comme cette année en Côte d'Or) puis, quand les eaux souterraines ont été trop pompées, il s'affaisse, entraînant avec lui les infrastructures comme les routes, autoroutes .... (voir Futura-Sciences : Sécheresse en Californie : les affaissements du sol s'accélèrent)

De quoi motiver un certain intérêt pour la conférence de Paris... [...]


[extrait du courrier du 13/09/2015]

Bonjour à toutes et à tous, [...]

Pour revenir à l'actualité, comme je vous le disais la semaine dernière, la sécheresse ne provoque pas que des feux de forêts1). Un manque d'eau chronique modifie aussi durablement la structure du sol, et son affaissement est d'autant plus préjudiciable à nos infrastructures que celles-ci sont nombreuses.

Mais même si l'augmentation de la température n'entraîne pas une redéfinition locale du cycle des précipitations, quelques degrés supplémentaires font toute la différence entre un sol gelé et de la boue.

Et, là encore, je ne vous parle pas d'une lointaine contrée comme la Sibérie, puisque la chaleur agit déjà en profondeur à toutes les latitudes, comme le montre le délitement de nos jeunes Alpes, bien de chez nous.

"Depuis vingt ans le dégel du permafrost qui lie les Alpes provoque une multiplication des écroulements, et 2015 devrait être une année record."
(Le Monde : Les Alpes menacées par le réchauffement climatique)

Il est donc, à mon sens, plus que temps de faire un point sur la situation, surtout que l'approche de la COP21 va vous permettre de compléter les informations - forcément partiales - que je vous donne.

Commençons donc en douceur en répondant à cette première question :

Au fait, qu'est-ce que la COP 21 ?

  • COP 21 : 21ème session de la Conference Of the Parties

Avec l'augmentation de la fréquence des sécheresses (notamment celle de 1988 en Europe et aux Etats-Unis), les dirigeants mondiaux ont profité du Sommet de la Terre2) de Rio (1992) pour créer la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) dont les pays signataires se rencontrent annuellement depuis 1995.

195 à l'heure actuelle, les pays signataires décident de ce qui peut être fait pour réduire le réchauffement global et faire face à toute hausse inévitable des températures. Ces pourparlers politiques s'appuient sur les travaux du GIEC pour avoir une vue d'ensemble scientifique de la situation.

L'idée de base est que si l'on parvient à contenir le réchauffement en deçà de 2°C (nous avons déjà dépassé les 0,8°C !), nous aurions 50% de chance que le système se stabilise et que notre nouvel environnement soit encore viable pour nos sociétés modernes.

La COP est l'organe suprême de la CCNUCC et c'est à lui que nous devons le protocole de Kyoto. Sa 21e session aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, en France.

[...]

1) J'actualise mes informations puisqu'un nouveau feu s'est déclaré il y a quelques jours : la Californie a déjà perdu cette année plus de 74 000 km2 de forêts, soit plus de 17% de la superficie de son territoire...
Lire Le Monde : "Californie : un nouvel incendie ravage des milliers d'hectares"

2) Les sommets de la Terre sont des rencontres décennales entre dirigeants mondiaux organisées depuis 1972 par l'ONU


[extrait du courrier du 20/09/2015]

Bonjour à toutes et à tous,

Gros coup de vent et pluies abondantes cette semaine. Heureusement, pas de grêle, ce qui a sauvé les courges d'hiver.

Quelques dégâts, des arbres étêtés, des voiles arrachés, une porte métallique à redresser, la palissade de concombres couchée et d'autres légumes assez secoués (comme les choux frisés). Cependant les tunnels ont tenu bon. Encore du temps et de l'énergie à investir pour restaurer notre outil de travail mais d'autres ont subi bien pire.

Dégâts causés par une tornade en Charente Maritime mercredi dernier :
Dégâts causés par une tornade
Voir Sud-Ouest

Ces épisodes extrêmes étant liés aux températures des mers et des océans, comme tous les modèles de prévision saisonnière prévoient sur cette fin d'année un phénomène El Niño1) fort, il n'est pas improbable que cet hiver soit chahuté...

Comme nous l'avons vu la semaine dernière, ce sont les événements climatiques anormaux qui ont entraîné, en 1992, la création de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, dont la première conférence (COP 1) a eu lieu en 1995.

Mais, quelques temps auparavant, en 1988, le GIEC avait commencé ses travaux et les gaz à effet de serre étaient déjà montrés du doigt (je reviendrai la semaine prochaine sur le GIEC et le côté scientifique du réchauffement climatique)...

Avec le recul, surtout sur le constat d'impuissance actuel, il est indéniable que la réactivité de l'époque était dans le bon tempo puisque c'est la COP 3 qui, en décembre 1997 à Kyoto (Japon), a mis sur pied le protocole qui visait à réduire d'au moins 5 %, par rapport au niveau de 1990 et à l'échéance 2008/2012, les émissions mondiales de 6 gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote et trois substituts des chlorofluorocarbones.

Prise de conscience en 1992, COP1 en 1995, protocole de Kyoto2) en 1997 avec des objectifs de -5% entre 2008 et 2012 : les premières années sont pleines d'ardeurs...

Malheureusement, nos émissions étant directement liées à notre consommation, les propositions des délégués de la convention-cadre des nations unies se sont rapidement heurtées aux réalités de notre monde moderne. Finalement, après de nombreuses tergiversations (les USA - les plus gros émetteurs de l'époque - avaient signé le protocole mais ne l'ont jamais ratifié), le protocole n'est entré en vigueur qu'en 2005 !

Faut-il préciser que, fin 2012, les émissions mondiales n'avaient pas diminuées de 5% mais avaient augmentées de 50%3) ?

Il faut quand même dire que les pays émergeants (Brésil, Inde, Chine, etc) ont rejoins entre temps notre niveau de "développement", faisant passer les consommateurs d'un petit milliard à plus de 3 !

Les pourparlers n'ont bien entendu pas cessé depuis 1997, essayant de répondre aux résistances des uns et des autres, cherchant à inclure les nouveaux émetteurs, mais l'échec de la COP 15 de Copenhague (Danemark, 2009) a signé l'arrêt de mort du protocole contraignant de Kyoto, qui n'a plus jamais évolué depuis.

À l'heure actuel, le seul "engagement" des 195 pays participants aux négociations, est de rendre leur feuille de route pour limiter le réchauffement climatique à 2°C, étant entendu que chacun utilise les références d'émissions qui l'arrange et que, quoi qu'elle dise, cette feuille de route ne pourra pas être considérée comme un engagement.

Et il est encore loin d'être évident que tout le monde la rende : lire Avant la COP21, quels sont les engagements des Etats pour le climat ? (Le Monde)...

[...]

1) L'expression El Niño (signifiant "l'Enfant Jésus" en espagnol) était utilisé à l'origine par les pêcheurs le long des côtes de l'Équateur et du Pérou et s'appliquait à un courant océanique chaud qui apparaît habituellement au moment de Noël pour ne disparaître que quelques mois plus tard. Les poissons sont alors moins abondants pendant ces intervalles chauds, et les pêcheurs souvent en profitent pour réparer leur équipement de pêche et rester avec leurs familles. Certaines années, cependant, l'eau est particulièrement chaude, et l'arrêt de la saison de pêche s'éternise jusqu'à mai ou quelquefois juin. Avec le temps, l'utilisation de l'expression "El Niño" a été réservée à ces intervalles exceptionnellement chauds et marqués, qui non seulement perturbent les vies de ces pêcheurs sud-américains, mais également, apportent des pluies intenses.
(lire ifre mer : El Niño)

2) Cet accord international, bâti sur la convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, met en place des objectifs légalement contraignants et des délais pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés.
(lire CCNUCC : Le protocole de Kyoto)

3) Voir les données fournies par le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, page 16 : Repères - Chiffres clés du Climat édition 2013.


[extrait du courrier du 27/09/2015]

Bonjour à toutes et à tous,

Maintenant que nous avons un aperçu de la face politique - ou, devrais-je plutôt dire, humaine - du réchauffement climatique, il est temps de se pencher du côté de la face scientifique.

Et je tiens tout d'abord à insister sur le terme "scientifique".

Dans nos vies d'adultes, nous sommes principalement confrontés à un monde empirique. Que l'on parle d'éducation, de santé, des performances de sa conduite automobile, voir (et surtout !) d'économie, il y a autant d'avis que de personnes ! Et tout le monde peut prétendre avoir raison. Mais, si vous avez encore quelques souvenirs de votre scolarité, il existe des matières - comme les maths, la physique, la chimie - où l'on peut démontrer la véracité de ses affirmations.

Ces sciences dites "exactes", pour bien les différencier des écoles de pensées, ne sont pas figées et peuvent évoluer dans le temps, mais elles ont le gros avantages d'être "démontrables". C'est pourquoi les scientifiques ont mis au point une méthodologie qui leur permet de faire progresser leur domaine en se mettant à l'abri des erreurs : c'est la soumission à l'évaluation par leurs pairs (autrement dit, par les personnes travaillant dans le même domaine).

Pour donner un exemple de raisonnement scientifique, dans cette vidéo, Wolfgang Cramer, directeur scientifique adjoint de l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale, explique que les conséquences du changement climatique sur la biodiversité seront « quasiment irréversibles ».
Le réchauffement climatique met la biodiversité en péril

Cette démarche permet à toute personne - et j'insiste sur le terme "toute", en rappelant qu'Einstein n'était qu'un employé de l'office des brevets de Berne quand il a publié sa théorie de la relativité restreinte en 1905 - qui pense pouvoir faire avancer la science, de publier ses travaux (dans des revues spécialisées, pas chez Arlequin !) pour permettre aux autres scientifiques de refaire les expériences et les calculs afin de vérifier les nouveaux apports.

Si ce travail d'auto-censure est très efficace pour repérer rapidement les divagations pseudo-scientifiques, il ne permet pas au néophyte d'y comprendre grand chose. C'est pourquoi, en novembre 1988 et à la demande du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada, Italie), il fut décidé de créer un organisme dédié à la seule synthèse de toutes les connaissances en rapport avec l'évolution du climat.

Cet organisme, c'est le GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat, IPCC - Intergovernmental Panel on Climate Change - en anglais).

Scénarios d'émissions et de réchauffement (GIEC - 2007)

Scénarios du GIEC
(voir IPCC)

Son rôle est d'établir régulièrement une expertise collective scientifique sur le changement climatique, sous forme de 3 rapports : "Les éléments scientifiques", "Conséquences, adaptation, et vulnérabilité" et "L'atténuation du changement climatique" (accessibles ici).

Cerise sur le gâteau, pour être vraiment sûr que les rapports sont impartiaux, le GIEC dépend de 2 organismes de l'ONU : l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Ceci implique que le processus met en réseau des milliers de contributeurs et relecteurs bénévoles en provenance des 195 pays participants à l'ONU !

Concrètement, cela signifie que les rapports majeures (comme les "résumés pour décideurs") sont validés mot à mot en réunion plénière, par un vote des délégations gouvernementales où chaque voix à le même poids. Et il est clair que certaines délégations viennent de pays qui ne souhaitent pas entendre parler du réchauffement climatique !

Si l'on ajoute que les calculs ne prennent pas en compte toutes les émissions (par exemples, celles des transports maritimes et aériens, ou celles liées au dégel du permafrost1)), il est impossible de les qualifier de "catastrophistes" (ils sont plutôt, à mon sens, édulcorés).

Pour conclure, en regroupant les informations en provenance des COP que nous avons vu la semaine dernière (augmentation de 50% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990) et les scénarios tirés des rapports du GIEC (affichés ci-dessus), on ne peut que constater nous arrivons encore à surprendre les scientifiques du monde entier, puisque notre trajectoire actuelle est au-delà des pires prévisions !

[...]

1) Le permafrost (ou pergélisol) est un terme géologique qui désigne un sol dont la température se maintient en dessous de 0°C pendant plus de deux ans consécutifs. Celui qui nous intéresse concerne l'Alaska et la Sibérie (entre autres), et contient d'énormes quantités de matière organique essentiellement composée de carbone et de méthane. Le processus de dégel contribue à libérer des milliards de tonnes de méthane dans l'atmosphère.
(lire Sciences&Avenir : Climat : des scientifiques alertent sur le dégel du permafrost)


[extrait du courrier du 04/10/2015]

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis sûr que vous attendez tous avec impatience la dernière partie de ma prose sur le climat : 2°C de plus, qu'est-ce que ça change pour mon petit confort ?

J'espère que vous nous tiendrez donc pas trop rigueur de reporter ça à la prochaine fois ! En effet, avec l'approche de la fin de saison, vous êtes un certain nombre à vous interroger sur la suite des événements et il semble temps d'en parler. [...]


[extrait du courrier du 11/10/2015]

Bonjour à toutes et à tous, [...]

Au delà des péripéties de la ferme, nous espérons participer avec vous à la diffusion des problématiques environnementales qui s'invitent dans notre quotidien un peu plus chaque jour.

D'où la question de base : 2°C de plus, qu'est-ce que ça change pour mon petit confort ?

Je pourrais commencer par prendre comme exemple les différents événements survenue ces dernières semaines en France pour étayer mes propos, mais mes souvenirs de lycée sont clairs : des exemples ne font pas une démonstration.

Je vais donc essayer de respecter une certaine cohérence et prendre du recul. Avant de nous intéresser à "mon petit confort", qui concerne mon carré de jardin, commençons par nous intéresser au "2°C de plus", qui concerne notre planète.

Car la première chose à bien comprendre, c'est que les 2°C concernent la température moyenne atmosphérique de la planète ENTIÈRE.

Au premier abord, il peut sembler difficile de faire une moyenne à partir de tous les thermomètres du globe, mais ce n'est pas la méthode employée. De la même manière que l'on arrive à calculer des distances sans utiliser de double décimètre (et les différents engins que l'on a envoyés à la rencontre de corps célestes nous montrent que nous ne sommes pas trop mauvais à ce jeu là), il est possible d'obtenir une température sans thermomètre.

Évidemment, obtenir la température d'une étoile (même de notre soleil), ou celle de notre Terre mais il y a quelques centaines de milliers d'années, demande l'intervention de différentes sciences que je ne maîtrise pas et qu'il me serait de toute façon impossible de vous décrire dans ce message. Les lecteurs motivés pourront aller lire cette page de vulgarisation (dans laquelle j'ai récupéré le graphique ci-dessous) du site de Jean-Marc Jancovici (polytechnicien spécialisé dans les bilans carbones), ou consulter ces explications beaucoup plus fournies de Pierre-André Bourque, professeur à l'Université Laval au Canada.

Température de l'Antarctique au cours du temps

Evolution, sur les 400.000 dernières années, de la température moyenne de l'Antarctique. Le 0 de l'axe vertical de droite correspond à la valeur actuelle (cette courbe montre donc les écarts à la valeur actuelle). Cette variation de température est légèrement plus élevée que celle de la planète dans son ensemble. Source : Petit & al., Nature, Juin 1999
Attention ! cette courbe se lit à l'envers : plus on va vers la droite, plus on remonte dans le temps. Le fait que les oscillations soient plus importantes à gauche (donc récemment) tient à la meilleure précision des mesures quand on se rapproche de l'époque contemporaine.

Le graphique ci-dessus montre que notre planète est soumise à des cycles dits de "glaciation" qui dépendent, en première approche, de la position de la Terre par rapport au soleil. Les pics de ce graphique nous montre qu'il existe des variations "violentes" (augmentation de 8°C sur 10 000 ans) de la température environ tous les 100 000 ans.

A l'échelle "humaine" (partie gauche du graphique), on peut voir que nos lointains ancêtres ont effectivement fréquenté les mammouths laineux, il y a environ 20 000 avant notre ère. Dois-je rappeler que l'environnement glacé de l'époque ne permettait aucunes agricultures et que l'humanité était composée de nomades cueilleurs-chasseurs, même si ceux-ci disposaient des mêmes capacités physiques que nous...

En ce moment, ce n'est pas la déformation de l'orbite terrestre au cours des âges qui entre en jeux, mais le deuxième facteur par ordre d'importance : la composition de l'atmosphère terrestre.

Comme le montre ce document du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement de l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble (http://lgge.osug.fr/), il y a une correspondance totale entre les gaz à effets de serre contenu par notre atmosphère et la température de celle-ci.

La problématique est maintenant bien connue, et le consensus semblait atteint avec l'accord de Kyoto puisque celui-ci cherchait à limiter lesdits rejets. Malheureusement, nos émissions explosent et nous sommes sur la route des +4°C pour la fin du siècle.

Autrement dit, nous avons déclenché un changement d'ère climatique qui va transformer notre planète d'une façon aussi radicale que le passage d'une ère glaciaire à une ère interglaciaire, mais sur une échelle de temps de quelques dizaines d'années (de 2015 à 2100) et non de plusieurs millénaires.

Ce qui risque d'impacter assez sérieusement mon petit confort, comme nous le verrons par la suite... [...]


[extrait du courrier du 17/10/2015]

Bonjour à toutes et à tous,

À l'approche de la COP 21, de plus en plus d'articles traitant du réchauffement climatique sont publiés, ce qui me permet d'en profiter pour enrichir ce message et vous proposer d'autres sources de lecture que ma prose personnelle.

Pour faire le point sur ce que nous avons déjà survolé, je vous signale que je récapitule mes différents messages sur notre blog (celui de Butine, pas celui des Butineurs ;) !), histoire de rester cohérent dans mon cheminement. Mais, surtout, puisque nous avons déjà abordé le côté scientifique de la question, je vous invite à lire cet article qui répond aux critiques habituelles sur le sujet : Climat : les erreurs du M. Météo de France 2 (Le Monde).

Puisque nous avons commencé à faire le tour des conséquences de ce phénomène, je vous invite aussi à "feuilleter" ce visuel interactif qui regroupe une douzaine de reportages autour de la planète. Il y a de très belle images et c'est très agréable à lire (tout au moins sur un écran classique) même si le chargement peut être parfois un peu laborieux en Bresse, voir à Granges (lol) : Portraits d'un monde ébranlé par le changement climatique (Le Monde)

Notre monde change, c'est indéniable. Mais peut-être, comme le M. Météo de France 2 le pense, ne sera-t-il pas désagréable d'avoir quelques degrés de plus en hiver ? Pourquoi tout voir en noir et ne pas croire qu'il sortira quelque chose de bon de tout ça ?

Ce qui est clair, c'est que l'histoire de notre planète nous a donnés quelques notions sur les périodes glaciaires, mais rien sur les périodes chaudes. Par contre, ce que nous savons, c'est que le réchauffement climatique que nous avons démarré possède une très forte inertie.

Autrement dit, même si nous arrêtons, ce jour, tous nos rejets, le réchauffement se poursuivra encore un bon moment. Au moins pour 2 raisons. La première, parce que les gaz à effet de serre ont malheureusement une durée de vie très longue, d'une centaine d'année pour le méthane (CH4) à plusieurs millénaires (1000 ans pour le gaz carbonique, CO2). Ensuite, parce que ce n'est pas l'atmosphère mais les océans qui absorbent et stockent l'énergie calorique, à plus de 90%, comme l'eau des radiateurs qui réchauffent votre habitation.

Il y a donc une forte irréversibilité, au moins à notre échelle, à émettre des gaz à effet de serre. Et le faire en conscience, comme le propose M. Météo, se rapproche plus de l'acte foi que de l'optimisme.

Mais surtout, comme le montre régulièrement les événements climatiques, la nature ne suit pas docilement les courbes réalisées par les scientifiques. De la même manière que l'eau de la casserole ne monte pas tranquillement en température mais se met subitement à bouillir à gros bouillons, ou qu'un élastique ne se tend pas indéfiniment mais fini par se rompre, il existe des seuils violents plus ou moins irréversibles.

Nous avons déjà parlé du pergélisol (sol gelé en permanence, permafrost en anglais) de la région arctique qui, en dégelant, libère les tonnes de méthane - provenant de la décomposition des animaux et des végétaux - piégés depuis la nuit des temps par le froid.

Comme le montre cette vidéo, les scientifiques n'avaient pas prévu un dégel aussi précoce dans leurs scénarios. Les quantités de gaz à effet de serre en jeu sont tellement considérables qu'ils estiment qu'il faut revoir le calendrier de réduction de nos émissions avant le point de non retour à partir duquel nous ne maîtriserons plus rien...

Cette vidéo est malheureusement en anglais et, même si les images parlent d'elles-même, je vous invite à lire le texte (en français !) d'où elle est tirée : Réchauffement climatique et dégel du permafrost : la plus grave menace de l'humanité (L'OBS).

Mais la disparition de la calotte glaciaire aura d'autres conséquences.

Comme la modification de son albédo (l'albédo est le pouvoir réfléchissant d'une surface) qui, en passant de 1 à 0 (du blanc de la neige au bleu foncé des océans), indiquera que le pôle absorbe à plein la chaleur de soleil au lieu de la réfléchir.

Il me faut aussi parler des courants marins qui, comme je le signale au début de ce message, redistribuent la chaleur. Ces courants ont des mouvements qui sont très liés à la rotation de la Terre (force de Coriolis) et à la disposition des continents, ce qui, je vous rassure, ne devrait pas changer dans l'immédiat.

Par contre, leurs circulations se font aussi suivant l'axe vertical. et c'est la différence de salinité entre les masses d'eau qui explique que l'une plonge en-dessous de l'autre.

Le courant qui nous concerne le plus, le Gulf stream, est prépondérant dans le climat quotidien de l'Europe (et de la côte est des USA). Or, celui-ci transite par les eaux froides et douces (donc très peu salées) du pôle nord. Du coup, si la calotte glaciaire disparaît, il est indéniable que ce courant en sera affecté d'une manière irréversible, comme le sera nos saisons.

Mais là, certains risquent de me traiter de catastrophiste, comme si le fait d'énoncer à quelqu'un les différents désagréments qu'il connaîtra en vieillissant (myopie, surdité, perte de tonicité musculaire, incontinence, décalcification, etc) transformait un médecin en imposteur. [...]


[extrait du courrier du 25/10/2015]

Bonjour à toutes et à tous,

Nous voilà quasiment à la fin de notre petite escapade sur le climat.

J'espère ne pas avoir été trop rébarbatif dans la description des organismes internationaux qui travaillent sur le sujet, qu'ils soient politiques ou scientifiques. J'espère aussi - et surtout - avoir réussi à vous transmettre le plus clairement possible le message que les chercheurs du monde entier diffusent maintenant depuis plus de 25 ans.

Une fois ces éléments du décor en place, la vision du futur que chacun construit ne peut être que personnelle et les propos que je vais maintenant tenir, même si j'estime ne pas jouer au visionnaire, sont, de fait, discutables. Cependant, je n'irai pas jusqu'à utiliser le conditionnel dans ma formulation puisque ce que je vais décrire ici est déjà en train de se produire.

Quelles vont donc être, selon moi, les conséquences "immédiates" d'un changement d'ère climatique "fulgurant" sur nos vies ?

Comme vous le savez déjà, les conséquences les plus flagrantes proviennent de l'augmentation de la vapeur d'eau dans l'atmosphère. Une température plus élevée entraîne plus d'évaporation, ce qui entraîne forcément plus de précipitations.

Malheureusement, les fluides que sont l'eau et l'air ne se déplacent pas à la même vitesse. Et ils ne transmettent pas l'énergie de la même manière. Ce qui explique tous les événements météorologiques violents (pluies, grêles, inondations, tempêtes, etc) comme les actualités nous le montrent de plus en plus régulièrement.

Les qualifier d'exceptionnels ou non n'est qu'un point de vue statistique.

Une autre conséquence, moins visible mais pourtant bien connue, de l'augmentation de la température, réside dans le déplacement des aires climatiques. Qui n'a entendu parlé de la surmortalité des ours blancs qui se trouvent acculés par la disparition de leur niche biologique.

Ce qui vaut pour les animaux vaut pour les végétaux, à la différence que ces derniers ne se déplacent pas à la même vitesse. Imaginer replanter nos forêts avec des espèces mieux adaptées suppose de connaître les nouvelles conditions, ce qui est impossible tant que la température varie. Et je ne tiens déjà plus compte de la première conséquence que nous venons d'évoquer (redéfinition locale du cycle des précipitations), cause de la mort prématurée de bien des arbres, comme nous le rappelle la Californie.

Ce que l'on perçoit beaucoup moins, par contre, concerne le déplacement des nuisibles. Les agriculteurs sont déjà confrontés à la remontée des insectes qui, non seulement étendent leurs zones de nuisance, mais pullulent littéralement parce que la diminution des périodes froides leur permet d'augmenter le nombre de générations successives dans l'année.

Par exemple, la pyrale (papillon nocturnes principal ravageur du maïs) atteint régulièrement 2 générations en France mais l'espèce est déjà capable d'atteindre les 4 générations aux USA.

Le plus inquiétant, me semble-t-il, provient du déplacement des vecteurs infectieux. Quand j'ai commencé à me renseigner sur les conséquences du réchauffement, en 2003, la maladie de la langue bleue - maladie originaire d'Afrique touchant les ruminants et dénommée fièvre catarrhale ovine dans nos contrées - était déjà présente en Corse depuis le début du siècle.

En 2006, les moucherons piqueurs transmettant le virus se sont implantés au Pays-Bas, plaque tournante de biens des marchés, au gré du transports d'animaux, provoquant une crise sanitaire internationale de plusieurs années. Nos climats ne leur étant plus fatales, ils font maintenant partis de notre faune, ce qui explique la réapparition de la maladie cette année dans l'Allier.

Dans le même ordre d'idée, le moustique tigre, qui transmet la dengue et le chikungunya, est implanté en France depuis 2004 (et a colonisé la Saône et Loire l'an dernier). Il a déjà fait des apparitions à Paris, lieu de passage s'il en est, alors qu'en 2010, 2013 et 2014, plusieurs cas autochtones (autrement dit, qui ne venaient pas de l'extérieur) de dengue et de chikungunya ont été détectés en France métropolitaine...

Pour finir, penchons-nous vers notre besoin quotidien : la nourriture.

Dans notre monde actuel de surconsommation globalisée, où l'on trouve à manger de tout (que cela soit des produits frais - locaux ou des antipodes - ou des produits transformés et enrichis), partout et tous les jours de l'année, il est difficile de ne pas voir la nourriture comme une ressource quelconque.

Pourtant, il y a une différence de taille. Contrairement à l'extraction d'un minerai ou d'une énergie fossile, où l'on peut interrompre le processus pour le reprendre ultérieurement sans encombres, tout arrêt dans la culture d'une céréale comme le blé, le riz ou le maïs (les 3 céréales à la base de l'alimentation humaine), mais aussi la grande majorité des légumes et des fruits, fait perdre la totalité de la récolte.

Et ces cultures se prolongent sur bien des mois et ne sont possibles qu'une fois par an. Si certains peuvent imaginer combattre les nuisibles (insectes, rats, moisissures) à coup de produits chimiques radicaux, que faire contre la grêle, la canicule, les inondations, les tornades...

Nos générations n'ont pas connues de famines, même si certains de nos parents ont connus la faim et les privations, mais il suffit d'une année ou deux de mauvaises récoltes pour générer une situation de manque catastrophique. Évidemment, le commerce mondial compense actuellement les pénuries, mais l'histoire montre qu'en cas de crise importante - et je pense que le réchauffement en est une - il y a toujours un fort repli identitaire qui n'est jamais bon pour le commerce... [...]


[extrait du courrier du 01/11/2015]

Bonjour à toutes et à tous,

N'étant pas du genre à soulever des problèmes sans essayer de leurs trouver des réponses, j'avais prévu de terminer mes messages sur le réchauffement climatique par l'énumération d'un certain nombre d'actions possibles.

Il y a, naturellement, mille et une façons de (ré)agir à la situation, par des actes individuels ou collectifs, quotidiens ou exceptionnels, personnels ou publics.

Cependant, au vu de vos réactions et de vos questionnements, il me semble important de marquer une pause et de vous laisser poursuivre vos réflexions sans plus d'interférences de ma part.

Je laisse donc aux médias (par exemple 21 mots pour comprendre la COP21) le soin de poursuivre ce travail d'information sur le sujet le plus important de notre génération (et des suivantes !), travail pour lequel j'ai pris beaucoup de plaisir à partager avec vous. [...]


[extrait du courrier du 08/11/2015]

Bonjour à toutes et à tous,

Bon, je sais, j'avais promis d'arrêter pour la saison mais avec le temps estival du week-end, on a presqu'envie de glaçons, voir d'eau fraîche :)

Josh Haner
Rivière de fonte au Groenland. © Josh Haner.

De plus les images sont si impressionnantes (visualisez tout le document !) - et c'est un article du célèbre The New York Times - que, même sans parler anglais, cela mérite vraiment de prendre 2 minutes : Fonte du Groenland. [...]

samedi, 15 août 2015

Bizareries

P1040445.JPG

P1040454.JPG

Croqueur de tomates

P1040448.JPG

Voici l'état d'un grand nombre de tomates!

P1040449.JPG

Il n'aura pas fallu longtemps pour identifier le(s) coupable(s), grâce à ses petits "cadeaux"

P1040451.JPG

Nous avons la chance d’héberger quelques hérissons.

dimanche, 12 juillet 2015

Climat 2015

Si l'on sait que cette aventure a commencé à cause de la canicule de 2003, quoi de plus normal que de faire le point pendant la canicule de 2015 ? Surtout que c'est cette année que la France accueille la COP 21* !

Comment a donc évolué le monde depuis 2003 ?

Le premier constat que l'on peut faire concerne l'évolution du climat : celle-ci est en totale adéquation avec les prévisions du GIEC*, sauf peut-être sur le rythme qui semble être bien plus rapide que prévu.

Mais qu'importe les détails. Quand on parle d'un changement d'ère climatique, il parait bien dérisoire de chercher à les déterminer. Cela revient, face à une avalanche, à chercher à découvrir comment évolue en chaque point la température et la masse de la neige qui se précipite vers vous.

Concentrons-nous plutôt sur les moyens mis en œuvre pour éviter, atténuer et se protéger du phénomène, même si, là aussi, le constat est rapide.

En 2003, les lignes bougeaient. Oh, pas très vite, mais l'espoir existait. La prise de conscience avait eu lieu en 1992, au sommet de la terre de Rio, et le protocole de Kyoto - qui devait mettre en place des mécanismes contraignant de réduction des émissions des gaz à effet de serre - avait été signé fin 1997.

Malgré bien des réticences et des atermoiements, 13 ans après Rio, le protocole entrait en vigueur début 2005, même si c'était sans les USA, les plus gros émetteurs . À partir de ce moment là, la balance a oscillé régulièrement, parfois entrainée par l'écologie, parfois par l'économie. Mais, au fur et à mesure que le nombre de pollueurs augmentaient, les choses se compliquaient et le fragile assemblage a commencé à se déliter.

Le protocole est mort de sa belle mort en 2012 et, aujourd'hui, la seule ambition de la COP 21 est de réussir à obtenir que chaque pays donne la feuille de route qu'il souhaite suivre pour limiter le réchauffement climatique à 2°C.

Étant entendu que chacun utilise les références d'émissions qui l'arrange et que, quoi qu'elle dise, cette feuille de route ne pourra pas être considérée comme un engagement...

Mais peut-on blâmer les politiciens quand leurs électeurs ne réclament qu'une seule chose : plus de pouvoir d'achat ?

Or, le pouvoir d'achat ne peut croitre que si la croissance croît. Autrement dit, tant que notre premier objectif sera d'augmenter notre consommation, nous continuerons d'augmenter nos dégradations.

Au bout de 25 ans, il est clair que les arguments scientifiques n'ont pas réussi à déclencher une prise de conscience citoyenne salvatrice. Et nous en sommes réduit à demander aux religieux de prendre le relais. Un comble pour un phénomène aussi cartésien...

Et notre projet, que devient-il depuis 2003 ?

Pour être précis, nous n'avions pas de projet en 2003. L'inquiétude de l'époque a simplement entraîné des interrogations qui ont, petit à petit, amené à une prise de conscience.

Ensuite, différents modes d'actions ont été essayé, repensé, amélioré, jusqu'en 2007 où nous avons fini par décider qu'il fallait forcément passer à la vitesse supérieure. Nous avons donc abandonné maison et boulot pour essayer de réaliser le projet qui, à notre niveau, nous semblait le plus apte à protéger l'avenir de nos enfants.

Là encore, malgré l'urgence de la situation, les choses prennent du temps.

Il nous aura fallu 2 ans pour nous former et obtenir une ferme, malheureusement dévastée par 18 ans d'abandon. Mais qu'espérer de mieux ?

Après 6 années, nous vivons toujours dans une maison faite de bric et de broc, les exigences de la ferme ne nous laissant guère le loisir de l'améliorer. Heureusement, nos 3 enfants ont pris leur envol entre temps.

6 ans qui nous auront permis de repousser quelque peu l'étreinte des arbres qui entourent la ferme, de mettre en place la culture de quelques céréales et de nombreux légumes, d'accueillir et de faire vivre notre petit troupeau de chèvres (qui permet à Laurence de fabriquer ses si délicieux fromages) et d'installer nos poules pondeuses.

Le tout en bio, évidemment.

Malheureusement, comme le prouve l'évolution du monde, construire une ferme bio est totalement à contre-courant. Aussi bien au niveau technique - travail naturel artisanal et manuel contre spécialisation mécano-chimique - qu'au niveau économique : les consommateurs consacrent de moins en moins d'argent à la nourriture et sont plus intéressés par les prix que par le respect des meilleurs pratiques environnementales qui soient.

Au final, cela veut dire que, si vous n'avez pas la chance d'être soutenu par un public militant, vous ne pourrez pas vivre de vos modes de production engagés.

Heureusement, le mouvement des AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) est construit pour donner de la visibilité au producteur grâce au partenariat producteur/consommateur. Mais, là encore, le passage des années n'a pas l'air d'être accompagné par une prise de conscience militante...

* COP 21 : 21ème session de la Conference of the Parties (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques)
* GIEC : Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat (a pour mandat d’évaluer, sans parti pris et de manière méthodique et objective, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible en rapport avec la question du changement du climat : changements climatiques 2007 - rapport de synthèse)

jeudi, 9 juillet 2015

Jour 8

Après huit jours de canicule et malgré l'arrosage, les légumes ont souffert.

Photos:

Artichaut, un seul tout petit, mais bon c'est un premier essai et on n'est pas en Bretagne...

Gombo, quelques fruits après un démarrage long et beaucoup de pertes.

Kiwano: quelques fruits qui doivent encore murir.

Cardon: j'ai laissé monter à graine les cardons de l'an passé pour profiter de jolies fleurs et récupérer les graines.

(le cardon ressemble beaucoup à l'artichaut)

Les courges et courgettes perdent leurs fruits, se dessèchent:

P1040437.JPG

Plus de 150 salades ont monté, c'est quatre livraisons qui partent au composte :(

P1040443.JPG

Après avoir pris du retard à cause de la pluie, les  pommes de terre se dessèchent, les rendements seront sûrement très faibles.

Les haricots ont fourni laborieusement  15 kilos pas bien beaux, au lieu de 40.

Les courges pour l'hiver ont l'air de tenir le choc, mais il n'y a pas encore assez de fruits et ils sont mûrs bien trop tôt!

Bref, quand on pense que ce genre de climat sera normal dans quelques années, je m'inquiète.

vendredi, 19 juin 2015

Mais y sont où ?

mes pt'its poireaux???

P1040407.JPG

AH! ils sont toujours là!

P1040410.JPG

- page 1 de 10